Fait divers : Il démembre sa femme Congolaise avant de bruler ses restes

En 2016, le silence du quartier résidentiel de Gachibowli, dans la ville de Hyderabad en Inde, sera déchirée par une dispute conjugale d’une violence extrême. A l’intérieur d’un appartement banal, le destin de Cynthia Vechel Kadima Tshibunda, 30 ans va basculer définitivement. Quelques heures plus tard, elle sera plus qu’un corps mutilé, dissimulé, puis réduit en cendres. Pendant que sa fille dormait dans la chambre à côté.

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Cynthia VECHEL, assasinée par son époux en Inde et sa fille Sanya
Cynthia VECHEL, assasinée par son époux en Inde et sa fille Sanya

Kinshasa (© 2026 Afriquinfos) Originaire de Kinshasa, en République démocratique du Congo, Cynthia est une figure montante du milieu de la mode locale. Belle, ambitieuse et entourée d’une famille aimante, elle incarne une réussite prometteuse.

C’est en 2006, qu’elle rencontre Rupesh Kumar Mohanani, 36 ans, homme d’affaires indien installé en RDC. Ils se marient en 2008 et donnent naissance à une fille, Sania. Sauf qu’en 2012, tout bascule.

Rupesh décide de s’installer en Inde. Cynthia doit alors tout abandonner pour suivre son mari. Sa carrière, ses repères, sa famille.Sauf qu’à Hyderabad, elle devient dépendante, isolée, enfermée dans un quotidien sans horizon.

La descente aux enfers

Privée de vie sociale, Cynthia se réfugie dans les réseaux sociaux pour rester en contact avec les siens. Ce lien devient un point de rupture. Rupesh est un jaloux obsessionnel. Il prétend qu’elle le trompe. Les disputes deviennent fréquentes, violentes, aggravées par des tensions financières.

Selon les enquêteurs, Rupesh présente un profil instable. Il est possessif, paranoïaque et incapable d’accepter la contradiction. Cynthia, elle, étouffe, mais tient encore jusqu’à un jour fatidique.

La dispute fatale

Plongeons dans la nuit du 04 juillet 2016. Il est environ 2 h 30 du matin. La chaleur moite de cette partie de l’Inde colle aux murs de leur appartement.

Lorsque la dispute éclate dans le salon. Des voisins entendront des cris. La petite Sania, sept ans, dort dans la pièce voisine. Cynthia annonce qu’elle veut divorcer et rentrer au Congo avec leur fille.

Pour Rupesh, c’est une humiliation insupportable. Une perte totale de contrôle. Son regard devient ténébreux. Tel un prédateur, il se jette sur elle.

Sur la scène de crime, les policiers retrouveront des briques et des pierres ensanglantées. Il frappe Cynthia à répétition jusqu’à lui fracasser le crâne sous la violence des coups. Elle meurt sur le carrelage de la cuisine.

L’atroce démontage

Mais le crime ne s’arrête pas là.

Rupesh cette nuit-là, va réveiller le démon qui sommeillait en lui. Pendant 6 heures de temps, avec une lame et une scie à os, il va démembrer le corps de la pauvre femme dans la salle de bain. Pendant ce temps, la petite dort toujours dans la chambre voisine.

Une fois le démembrement terminé, Rupesh charge plusieurs sacs-poubelle dans son véhicule, une Maruti Suzuki blanche captée plus tard par des caméras. Il réveille sa fille, l’installe à l’arrière, puis prend la route.

Quarante minutes plus tard, il atteint une zone isolée, à environ 26 kilomètres du domicile. Il descend les sacs. Sort un jerricane d’essence acheté la veille. Arrose les restes.

Puis craque un briquet… Les flammes montent rapidement. Des témoins entendront une enfant pleurer « Maman », sans comprendre. Puis, il repart. Comme si de rien n’était. Les restes calcinés ne seront retrouvés que deux (2) jours plus tard.

La découverte et l’arrestation

Entre-temps, le comportement de Rupesh intrigue. Les voisins, alertés par les cris et ses allées et venues, interviennent. Il est maîtrisé avant de pouvoir disparaître et remis à la police d’Hyderabad. À l’intérieur de l’appartement, les enquêteurs découvrent une scène insoutenable. Des traces de sang, des indices de mutilation, un nettoyage partiel.

Placée en garde à vue, Rupesh adopte une attitude froide, parfois incohérente. Il est devenu fou !

L’enlisement de la justice

En juillet 2016, le parquet indien requiert la peine de mort contre Rupesh Kumar Mohanani.  Sauf que depuis 2017 et au moment où vous parcourez ces lignes, aucun procès n’a encore débuté. Il semblerait même que le suspect bénéficie d’une liberté relative, conséquence de lenteurs administratives et d’un manque de suivi.

Yaëlle L.