Des pluies saisonnières 2026 endeuillent Abidjan, Accra, causent des dommages regrettables à Lomé

Afriquinfos Editeur
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La ville d'Abidjan sous des eaux (DR)

Lomé (© 2026 Afriquinfos)- De violentes pluies saisonnières frappent durement plusieurs capitales côtières d’Afrique de l’Ouest depuis ce 27 juin 2026. Le bilan humain est le plus lourd à Abidjan et à Accra, qui enregistrent des décès. À Lomé, la montée des eaux perturbe fortement le quotidien, même si jusqu’à ce que là, aucune perte en vie humaine n’a été déclarée.

Au Togo, les habitants du Grand Lomé ont les pieds dans l’eau depuis ce lundi. Des quartiers populaires et historiques comme Adakpamé, Adamavo, Akodesséwa, mais également les zones résidentielles et administratives de Nyékonakpoé, Kodjoviakopé et Agoè-Nyivé ont vu leurs artères principales se muer en torrents de boue. Les systèmes de canalisation, pourtant curés à l’approche de la saison des pluies, ont rapidement saturé sous la violence des précipitations.

Aucune perte en vie humaine n’a été signalée pour le moment, mais d’importants dégâts matériels et des perturbations de circulation sont constatés.

Plus à l’ouest, en Côte d’Ivoire, la même onde pluvieuse a pris une tournure nettement plus dramatique. À Abidjan, plus d’une dizaine de personnes sont mortes après de fortes pluies, qui tombent depuis samedi, a annoncé lundi la ministre de la Cohésion nationale.

‘’Les conséquences de la pluie continue qui s’est abattue sur Abidjan et ses environs depuis la nuit du 27 juin 2026 commencent à se faire savoir. Plus d’une dizaine de morts, dont 9 d’une même concession, enregistrés pour les seules communes d’Attécoubé et Yopougon’’, a indiqué Myss Belmonde Dogo, ministre de Ministre de la Cohésion Nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, sur son reseau social

Parmi les personnes décédées, neuf ont péri, suite à un glissement de terrain qui ont emporté les « habitations précaires » dans le quartier bidonville de Mossikro à Attécoubé. Cinq personnes ont été évacuées vers des structures sanitaires pour leur prise en charge.

Outre les pertes en vies humaines, plusieurs routes et quartiers sont inondés et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dont des effondrements, chutes d’arbres et de pan de clôture. Ainsi que plusieurs poteaux sur la chaussée.

La météo a annoncé de fortes pluies ce lundi avec un grand risque d’inondation appelant à la vigilance orange dans le district autonome d’Abidjan.

En 2025 à la même période, le bilan des pluies diluviennes a fait 18 décès, 79 habitations inondées et 47 infrastructures publiques impactées, Selon l’Office national de la protection civile ( ONPC).

12 morts à Accra

Le bilan des inondations qui ont paralysé la capitale ghanéenne, Accra, s’est alourdi à au moins 12 morts, ont annoncé mardi les services de secours, alors que plusieurs personnes restent portées disparues.

Les pluies torrentielles tombées lundi, ont submergé routes et habitations dans cette métropole côtière, entraînant des centaines d’opérations de sauvetage menées tout au long de la nuit. Dans le quartier de Tse Addo, à l’est de la ville, la situation est devenue critique en un temps record.

« Le bilan est désormais d’au moins 12 morts », a déclaré Alex King Nartey, porte-parole du Service national des pompiers, cité par les médias locaux, précisant que ce chiffre pourrait encore augmenter. Parmi les victimes figurent un couple ainsi qu’une mère et son enfant.

Les équipes de secours, contraintes d’utiliser des embarcations pour se déplacer dans les zones les plus touchées, ont multiplié les interventions pour venir en aide aux sinistrés. La ville, habituellement animée, s’est transformée en un paysage aquatique où les priorités étaient la survie et l’évacuation.

Ces événements rappellent cruellement la vulnérabilité des grandes métropoles africaines face aux caprices du climat. Dans le cas d’Accra, plus de cinq millions d’habitants ont vu leur quotidien bouleversé en quelques heures seulement.

Les secours et des volontaires locaux ont dû recourir à des bateaux pour évacuer au moins quinze enfants et un nourrisson. Ces images poignantes illustrent la gravité de la situation, où même les plus vulnérables n’étaient pas épargnés par la montée des eaux.

Ce nouvel épisode d’intempéries simultanées dans plusieurs pays du Golfe de Guinée rappelle les défis croissants que pose le dérèglement climatique aux métropoles côtières ouest-africaines. Il souligne également la nécessité de renforcer la coordination régionale, d’adapter les infrastructures urbaines et de mieux protéger les populations vivant dans les zones exposées aux risques d’inondation et de glissement de terrain.

V.A.