Pékin (© 2025 Afriquinfos)- La Chine a commémoré le 3 septembre dernier, le 80ᵉ anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale par un vaste défilé militaire à Pékin. Plusieurs chefs d’État africains ont répondu à l’invitation du président Xi Jinping. Parmi eux : Emmerson Mnangagwa du Zimbabwe, le congolais Denis Sassou N’guesso, le Sénégalais Bassirou Diomaye Faye.
La présence de ces dirigeants traduit la volonté de Pékin de renforcer ses liens avec le continent, tant sur le plan économique que diplomatique.
Certains pays africains étaient représentés par des responsables de haut niveau sans déplacement présidentiel. L’Algérie a mandaté son ministre des Anciens Combattants, Laid Rebiga, tandis que l’Égypte sera représentée par le vice-premier ministre Kamel al-Wazir. Ces délégations confirment l’intérêt porté à cette commémoration où l’histoire militaire se combine avec les enjeux actuels de politique internationale.
Le défilé était aussi une occasion pour la Chine de présenter de nouveaux équipements militaires. Pékin ambitionne ainsi affirmer son rôle de puissance capable de rivaliser avec les grandes nations. La participation de dirigeants africains donne un relief particulier à la cérémonie, dans une période où les échanges entre la Chine et l’Afrique connaissent une intensification.
La cérémonie s’est déroulée alors que les relations entre la Chine et plusieurs pays occidentaux restent tendues. Environ vingt-cinq dirigeants étrangers avaient confirmé leur présence à Pékin, mais aucun représentant majeur du Japon, de la Corée du Sud ou de l’Inde n’a été annoncé, et la plupart des dirigeants européens ont décliné l’invitation.
Depuis des années, Pékin investit massivement dans les infrastructures, l’énergie et les télécommunications sur le continent. Le fait que le Congo, le Cameroun et le Zimbabwe soient directement représentés par leurs chefs d’État reflète une volonté de consolider ces partenariats à haut niveau.
V.A.



