RDC/Corruption: Renvoi au 07 aout du procès en appel de Vital Kamerhe

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Kinshasa (© 2020 Afriquinfos)- Prévu pour se tenir ce vendredi, le procès en appel de Vital Kamerhe, Directeur de cabinet et principal allié politique président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi, a été renvoyé au 7 août. Une information confiée par l’un de ses avocats à l’AFP.

« Le procès en appel a été renvoyé au 7 août pour des raisons procédurales », a déclaré Me Jean-Marie Kabengela, avocat de V. Kamerhe. Ex-président de l’Assemblée nationale, M. Kamerhe, 61 ans, s’est désisté en faveur de l’actuel chef de l’État Félix Tshisekedi lors de la campagne électorale de fin 2018 en RDC.

Vital Kamerhe avait été condamné à 20 ans de prison pour détournement de fonds d’environ 50 millions de dollars le 20 juin lors d’un procès sans précédent en RDC.

Le procès en première instance a été marqué par le décès du magistrat qui a présidé les deux premières audiences, Raphaël Yanyi, le 27 mai. M. Kamerhe clame son innocence et ses avocats dénoncent une « justice expéditive ».

Ce 23 juillet, les partisans de M. Kamerhe se sont mobilisés dans son fief de Bukavu au Sud-Kivu et à Goma, dans la province voisine du Nord-Kivu, à l’appel de son parti, l’Union pour la nation congolaise (UNC). Ils exigeaient « l’implication du président de la République « afin que son Directeur de cabinet bénéficie d’un procès équitable » en appel.

Une marche des partisans de Kamerhe dispersée

Les partisans de l’ex-président de l’Assemblée nationale, principal allié et directeur de cabinet du président de la République Félix Tshisekedi, se sont mobilisés dans ses fiefs du Sud et Nord Kivu.

La marche a été dispersée à Goma, d’après des médias locaux. A Bukavu, les militants ont présenté un mémorandum implorant « l’implication du président de la République », Felix Tshisekedi. Outre ses avocats congolais, M. Kamerhe devait être également défendu par un conseil français, Pierre-Olivier Sur, qui n’a pas pu obtenir de visa, a indiqué à l’AFP l’ancien bâtonnier du barreau de Paris.

Les frontières de la RDC sont officiellement fermées jusqu’au 15 août par mesure de prévention face à la Covid-19. Me Sur a dénoncé « une justice expéditive qui consiste non pas à se débarrasser d’un dossier, mais d’un homme ».

 

V. A.