La mort des 13 soldats français ne sera pas un obstacle pour la poursuite de l’opération Barkhane

Paris (© 2019 Afriquinfos)-C’est donc un terrible drame qui est survenu ce lundi soir : 13 militaires français ont été tués au Mali dont quatre du 4e Régiment de Chasseurs de Gap dans la collision de deux hélicoptères. Cela s’est passé lors d’une opération de combat contre des djihadistes, a annoncé ce mardi l’Elysée.

« J’ai vu des larmes mais aussi de la détermination » : cette phrase résume bien l’intervention du Colonel De Chilly, le chef de corps du 4ème régiment des chasseurs.

Devant toutes les caméras et micros de France, le patron du régiment qui était il y a quelques semaine encore sur le théâtre des opérations, est revenu sur le drame qui touche le régiment, tous les Gapençais et tous les Français.

Depuis la salle d’honneur où étaient installées les photographies des 4 militaires, le Colonel a d’abord eu évidemment une pensée pour les familles et les proches qu’il a rencontrés ce mardi matin au régiment où elles sont toutes naturellement venues spontanément.

Et la meilleure preuve est que dès le mois de Janvier, 4 commandos de Montagne du 4ème RC reprendront le chemin du Mali pour continuer le combat contre le terrorisme pour lequel la France et ses soldats ont déjà payé un si lourd tribu.

 « Notre régiment sortira plus fort de cette épreuve » a encore ajouté le Colonel De Chilly en évoquant les larmes qu’il avait vues chez les familles mais aussi la détermination de tous à combattre plus que jamais le djihadisme.

Il est revenu sur le parcours au sein du régiment où les 4 soldats avaient fait leurs 1ères armes dont Romain qui était leur chef de groupe.

Ils étaient sur le théâtre des opérations depuis le 25 septembre dernier pour 4 mois et ils venaient d’effectuer la moitié de leur mission au Mali.

Florence Parly, la ministre des Armées a présenté toutes ses condoléances à leurs familles, leurs proches et leurs frères d’armes. Une enquête est ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Xavier-Gilles CARDOZZO