Vers le redressement des certains policiers qui se méconduisent

Afriquinfos Editeur
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« Les bénéficiaires de nos services et la Communauté internationale attendent de nous protection et assistance, professionnalisme et impartialité ainsi que dignité et intégrité. La police a le devoir de ne pas les décevoir et les trahir »,a-t-il rappelé aux policiers bénéficiaires de cette formation.

Selon un communiqué de presse sortie par le ministère de la sécurité publique  pour cette  occasion, cette formation n’a d’autres objectifs que d’améliorer la confiance de la population burundaise dans sa police, en misant sur un changement de comportement effectif des officiers, brigadiers et agents de la PNB. Il faut aussi une amélioration des réponses aux besoins spécifiques de la sécurité de la population. Ladite formation s’étend sur une durée de 8 semaines pour les officiers, 10 pour les brigadiers et 26 semaines pour les agents de police, précise M. Ndayambaje.

Pour assurer la durabilité des compétences acquises, ce communiqué signale qu’un modèle de « formation en cascade » a été choisi. Elle prend en compte la dimension genre, dans la sélection des formateurs et des bénéficiaires.

Le communiqué souligne qu’elle entre dans le cadre du programme de développement du secteur de la sécurité (DSS). Il apporte un appui, indique-t-il, à la police burundaise par un renforcement  de l’intégrité des corps et par le renforcement  de capacités opérationnelles et structurelles. Il œuvre également pour  le rapprochement  des corps de sécurité  avec la société civile, conclut-t-il.

Il faut noter qu’au cours de ces derniers mois, les policiers ont été cités dans plusieurs bavures. C’est l’exemple de Patrick Niyonkuru alias Paggio, ce  journaliste d’une radio privée qui s’est fait tiré dessus par un policier dans la matinée du 27 avril 2013 pour avoir voulu savoir pourquoi ce dernier demandait de l’argent aux marchands de fruits.

L’autre exemple est cette manifestation pacifique de journalistes pour réclamer la libération de leur collègue Hassan Ruvakuki, journaliste de la radio privée Bonesha FM et correspondant de RFI, où la police a délibérément utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser.

L’autre cas cité, c’est cette fusillade de Businde, au nord du Burundi, le 12 mars 2013, où des policiers ouvrent le feu sur les adeptes d’une « prêtresse », Eusébie Ngendakumana, qui affirme avoir des apparitions de la Vierge Marie. Il y a eu 10 morts et plus de 40 blessés.

L’autre bavure citée est survenue dans la matinée du 18 novembre 2012 à Kajaga, à une dizaine de km à l’ouest de la capitale Bujumbura où des éléments de la police ont dispersé  à coups de bâton et de gaz lacrymogène plusieurs anciens dignitaires membres des partis d’opposition pour les empêcher de tenir une réunion.

Signalons aussi des accidents mortels causés par des policiers qui, pour arrêter des taxi-motos, barrent la route en tendant brusquement une corde qui sert souvent de barrière. Le cas  meurtrier le  plus récent  date du 5 février 2013 où une personne est morte suite à une arrestation de ce type.