Paris (© 2026 Afriquinfos)- Homme d’affaires et commerçant de son état, Oumar Gambi, un ressortissant malien a été victime d’un cambriolage spectaculaire dans la nuit du mardi 8 au mercredi 9 septembre 2026 au sein du prestigieux hôtel Plaza Athénée, situé dans le 8e arrondissement de Paris. Le préjudice est estimé à près d’un million d’euros, soit environ 655 millions de FCFA.
Des voleurs se sont introduits, en escaladant la façade du Plaza Athénée, dans la chambre de l’entrepreneur malien, célèbre dans son pays, et qui gravite dans l’entourage du Président congolais, Denis Sassou Nguesso. Selon les déclarations de la victime, le préjudice total causé par ce cambriolage atteint environ un million d’euros, un montant qui place immédiatement cette affaire parmi les vols les plus lucratifs recensés récemment dans un établissement hôtelier parisien.
Rarement les policiers ont connu un vol par escalade d’une telle audace. Il est près de 2 heures du matin, mercredi 9 septembre, lorsque deux hommes se faufilent discrètement le long de l’impeccable façade haussmannienne du Plaza Athénée, célèbre palace parisien de l’avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement. Ni les vigiles, à l’entrée, ni les nombreuses caméras de vidéosurveillance, disposées en différents endroits du bâtiment, ne les repèrent grimper entre les fenêtres surmontées d’auvents rouges.
Arrivés au septième étage, ils s’engouffrent dans une chambre par une baie vitrée restée ouverte. Son occupant, Oumar Gambi, un célèbre homme d’affaires malien, les surprend. Les deux voleurs s’enfuient par une fenêtre puis par les toits. Non sans avoir réussi leur coup : d’après les déclarations d’Oumar Gambi à la police, ils se sont emparés de plusieurs bijoux et d’une montre Richard Mille estimée à 636 000 d’euros, soit un butin d’un montant total de près d’1 million d’euros. La brigade de répression du banditisme a été saisie de l’enquête. Les voleurs, eux, n’ont pas été interpellés.
Parmi les biens dérobés figure une montre de la marque Richard Mille, estimée à elle seule à 600 000 euros soit près de 393 millions de FCFA, soit plus de la moitié du préjudice global. Réputée pour ses garde-temps haut de gamme prisés d’une clientèle internationale fortunée, cette marque suisse figure régulièrement parmi les cibles privilégiées des cambrioleurs spécialisés dans les objets de luxe. Le reste du préjudice correspond à d’autres effets personnels et objets de valeur également emportés par les malfaiteurs.
Une enquête a été ouverte et confiée à la Brigade de répression du banditisme (BRB), unité spécialisée dans le traitement des affaires de grand banditisme et de vols à fort préjudice. Les enquêteurs doivent exploiter les images de vidéosurveillance de l’hôtel afin d’identifier les suspects et de retracer précisément leur parcours, dans l’espoir de limiter les pertes pour la victime.
Un proche de Denis Sassou N’Guesso
Selon une source malienne qui le connaît, Oumar Gambi, alias « OG », serait convaincu qu’un membre de son entourage sachant où il résidait ce soir-là à Paris est complice de ce vol spectaculaire. Contacté, l’homme d’affaires n’a pas souhaité réagir à cette affaire. Quant au Plaza Athénée, il n’a pas voulu « fournir davantage de commentaires sur les circonstances précises de cet incident » par « respect pour la vie privée de [son] client et tant que l’enquête est en cours ».
Plus connu sous le nom de Barouni Gambi, cet entrepreneur de 39 ans est une petite célébrité au Mali. Plusieurs chanteurs et chanteuses – à commencer par la star malienne Sidiki Diabaté – lui ont dédié des morceaux.
D’après plusieurs sources maliennes, Barouni Gambi est également proche d’une partie du clan de Denis Sassou Nguesso, 82 ans, à la tête du Congo depuis plus de quarante années cumulées et soupçonné de détournement de fonds publics dans l’affaire dite des « biens mal acquis ». « Il connaît beaucoup de gens autour du Président. Il fait des affaires avec eux », explique l’une d’elles.
En mars, lors de la réélection du Chef de l’Etat congolais pour un cinquième mandat avec près de 95 % des voix, le jeune entrepreneur malien s’était montré à un meeting avec une casquette « DSN » – les initiales du président reconduit – sur la tête. En août, une photo circulant sur les réseaux sociaux montrait les deux hommes, en costume cravate, en train de discuter sur un canapé.
V.A.



