Trois ans d’une sordide guerre en cours au Soudan ce 15 avril: Bilan humain et alertes humanitaires !

A cette occasion, des responsables onusiens ont tiré sur la sonnette d’alerte sur ce qu’ils considèrent comme un «cauchemar» qui doit cesser.

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Trois ans d'une sordide guerre en cours au Soudan ce 15 avril: Bilan humain et alertes humanitaires !
Troisième Conférence internationale pour le Soudan à Berlin (DR, TV5 MONDE Info).

Berlin (© 2026 Afriquinfos)- Alors que le Soudan a, ce mercredi 15 avril 2026, enchaîné une quatrième année de conflit, des dirigeants du monde entier ont tenu à Berlin, une troisième Conférence internationale pour le Soudan, coorganisée par l’Allemagne, l’Union africaine (UA), l’Union européenne (UE), la France et le Royaume-Uni. A cette occasion, des responsables onusiens ont tiré sur la sonnette d’alerte sur ce qu’ils considèrent comme un «cauchemar» qui doit cesser.

«Laboratoires d’atrocités, cauchemar, pire crise humanitaire et de déplacement au monde», ce sont là quelques mots forts utilisés par de hauts responsables de l’ONU pour décrire l’horreur qui prévaut au Soudan depuis maintenant trois ans.  Le chef des affaires humanitaires des Nations Unies, Tom Fletcher, n’a pas hésité à comparer le Soudan à «un laboratoire d’atrocités», citant le siège de villes telles qu’El Fasher au Darfour, le déni d’accès à la nourriture, l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre, ainsi que le ciblage des écoles et des hôpitaux.

La guerre qui a éclaté il y a exactement trois ans entre les Forces armées soudanaises (FAS) et leurs anciens alliés, les Forces de soutien rapide (FSR), a engendré la pire crise humanitaire et de déplacement au monde. Environ 34 millions de personnes — soit les deux tiers de la population — ont besoin d’une assistance humanitaire. Près de 14 millions de personnes ont été déplacées, 19 millions souffrent de la faim et quelque 10 millions d’enfants sont déscolarisés, déplore l’ONU.

A Berlin, Antonio Guterres, a, devant les pays participants à cette 3ème Conférence internationale sur le Soudan, insisté sur l’urgence de mettre fin au «cauchemar». Il a martelé sur le fait que les civils doivent être protégés, que les travailleurs humanitaires doivent pouvoir mener à bien leur travail vital en toute sécurité et que les opérations d’aide doivent être intégralement financées. Les besoins sont évalués à 2,2 milliards de dollars pour venir en aide à 14 millions de personnes à travers le pays cette année.

Mais l’argent seul ne suffit pas selon Antonio Guterres : «Mais, soyons clairs: le financement à lui seul ne saurait remplacer la paix», a affirmé le Secrétaire général. «Une cessation immédiate des hostilités est essentielle. Les ingérences extérieures et les flux d’armes qui alimentent cette guerre doivent enfin cesser. Et une voie crédible doit s’ouvrir vers un processus politique inclusif, dirigé par des civils, qui reflète les aspirations du peuple soudanais».

Un milliard de dollars a été promis par les pays participants au sortir des assises de Berlin. Mais en attendant de mobiliser cette enveloppe, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, exhorte tous les pays à respecter pleinement l’embargo sur les armes au Darfour, à cesser les transferts d’armes aux parties belligérantes.

M. Türk a déclaré que «derrière les destructions au Soudan se cache un réseau complexe d’intérêts stratégiques et économiques — ainsi que des profits colossaux».

Boniface T.