Togo/football : Le porte-parole de la FTF menace de démissionner

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A l'origine de cette crise, on peut situer l'annulation du championnat national de football féminin, qui devrait avoir lieu ce week-end. « Ce n'est pas une crise inutile que je veux créer mais je lui lance un appel. Il faut qu'il rassemble rapidement le bureau pour qu'on se décide et qu'il nous dise concrètement ce qu'il est capable de faire pour débloquer tous les programmes même jusqu'à l'équipe nationale. En ce moment seulement, j'aviserais, sinon mardi matin, je démissionne du bureau exécutif de la FTF », a informé Amavi Patatu.

« J'annonce solennellement que je donne jusqu'à lundi au président, s'il ne fait pas le nécessaire pour débloquer tous les programmes, tous les projets, mardi matin, c'est une invitation que je lance à vous les journalistes, je vais organiser une conférence de presse pour annoncer ma démission », a-t-il poursuivi.

Tout en se refusant de qualifier ses propos comme une menace à l'endroit du président de la FTF, ce probable futur démissionnaire parle de « constat amer ». Et à la question de savoir pourquoi c'est maintenant il le fait, il a indiqué que c'est « parce qu'avant, il y avait quelques lueurs d'espoir, c'était des étincelles qu'on tentait d'allumer pour en faire de grands feux. On s'est accroché à cet espoir qu'on allait pouvoir faire quelque chose et puis de jour en jour, puisqu'on le faisait bon an, mal an, le président pensait qu'on pouvait encore se débrouiller et qu'il pouvait tout bloquer, et puis débloquer à sa guise. Aujourd'hui, je constate que cette manière de faire ne va pas beaucoup arranger notre football et je lui dis, il a beaucoup à faire », a poursuivi M. Patatou.

Pour ce qui est de la compétition dont l'annulation semble être la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, Amavi Patatu trouve que c'est un blocage volontaire que le président de la FTF impose, dans la mesure où, rien ne lui est demandé comme moyens mais seulement qu'il n'avait qu'à envoyer à la FIFA le courrier et les autres documents afférents à la compétition pour que cette dernière ordonne le déblocage des fonds.

« La FIFA donne chaque année, une certaine enveloppe compte tenu de son assistance à chaque fédération. Donc normalement depuis que nous avons été élus, nous auront dû chaque année débloquer cette enveloppe là pour le football féminin, et puis, on ne l'a jamais fait. C'est une instruction ferme de la FIFA. On nous a toujours demandé des comptes rendus là-dessus, on l'a toujours contourné et puis, on n'a jamais justifié pourquoi on ne faisait pas le football féminin jusqu'à ce que la dernière mission nous le recommande vivement.

Des gens s'emploient sur le terrain à former des filles. Et donc, nous avons voulu cette fois-ci aller à cette compétition parce que la FIFA, au-delà de cette enveloppe là a mis de l'argent à disposition auprès l'institution KPMG. a expliqué M. Patatu.