Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Comme espéré depuis le 17 septembre dernier, le magistrat Talaka Mawama (Procureur de la République près le TGI-Tribunal de Grande Instance de Lomé-) a opéré ce 20 septembre sa première sortie officielle dans l’affaire «Marguerite Gnakadè». Confirmant un certain nombre d’informations disséminées depuis plusieurs heures par l’entourage de l’ex-ministre des Armées du Togo.
A travers deux communiqués brefs mais distincts, le magistrat Talaka Mawama a listé dans le cas de Marguerite Gnakadè (ex-ministre des Armées de septembre 2020 à fin 2022) une série de chefs d’inculpation justifiant son maintien en détention.

Aucun détail n’a été fourni par ce Procureur au sujet des conditions d’interpellation de l’ex-ministre Gnakadè Gnassingbé à son domicile et autour du lieu de sa garde à vue.
Talaka Mawama a au passage pris soin d’affirmer que Mme Gnakadè a «délibérément détruit une preuve» numérique dans le cadre de son audition, à la faveur de l’enquête ouverte par le Parquet du TGI. En résumé, a souligné ce professionnel du Droit, l’ex-patronne des FAT (Forces Armées Togolaises) a été inculpée pour plusieurs faits, et a été «placée sous mandat de dépôt. La procédure judiciaire à son encontre sera conduite conformément au Code de procédure pénale du pays», a assuré ce magistrat togolais.
Lumière sur l’implication du rappeur Aamron dans ce dossier
L’artiste Tchala Essowè dit Aamron est de retour devant la Justice togolaise après la parenthèse douloureuse de juin 2025.
Talaka Mawama a rappelé ce 20 septembre qu’il «présentait un trouble psychiatrique» durant son interpellation en juin dernier, détaillant qu’il a été remis en liberté le 21 juin 2025.
Selon le Procureur près le TGI de Lomé, Aamron est impliqué dans l’affaire Gnakadè pour avoir «rencontré à plusieurs reprises l’ex-ministre des Armées du Togo» ces dernières semaines. Au vu de ces constats qui s’inscrivent «dans un contexte subversif, il a été interpellé le 19 septembre, et placé en garde à vue. Présenté à un juge d’instruction pour outrage à l’autorité et diffusion de fausses nouvelles», il a été placé sous contrôle judiciaire.
Depuis le second semestre 2023, Marguerite E. Gnakadè Gnassingbé se montre très critique à l’endroit du pouvoir dirigé par son beau-frère, après son limogeage étonnant du Gouvernement togolais fin 2022, alors qu’elle était la première femme à se voir confier le portefeuille des Armées au Togo.
Ex-dirigeante de la Banque BTCI devenue «IB Bank», elle a dénoncé à maintes reprises la gabegie dans plusieurs secteurs stratégiques, la mauvaise gouvernance généralisée du pays après deux décennies de gestion de Faure Gnassingbé dont elle exige la démission.
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