Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Depuis sa prestation officielle de serment le 03 mai 2025, le Président Lanyon J.-L. Savi de Tove était réclamé par plusieurs voix politiques. Il a fait sa réapparition sur les médias officiels ce 15 juillet.
Le Conseil des Chefs traditionnels du Togo a été reçu en audience par Lanyon Jean-Lucien Savi de Tove ce 15 juillet 2025. Les deux parties ont évoqué la promotion de la paix en terre togolaise. Par la voix du chef traditionnel de Kpezinde (Région de la Kara), la délégation des gardiens des us et coutumes a exhorté la jeunesse togolaise à la promotion de la paix, en «renonçant à la violence dans ses revendications» diverses dans la sphère politique.
Habillé en tenue traditionnelle, le Président Savi de Tove fait ainsi sa réapparition publique, plus de 2 mois après sa prestation officielle de serment qui a marqué l’entrée en fonction des 2 plus hautes institutions de la Vè République.

A travers plusieurs sorties médiatiques ces deux dernières semaines, le Gouvernement togolais a condamné les manifestations «illicites et illégales des 6, 26, 27 et 28 juin 2025» et a promis la rigueur de la loi à l’encontre de tout «individu qui tenterait d’empêcher la tenue des élections locales de ce 17 juillet 2025». Des activistes de la diaspora togolaise ont appelé à des nouvelles manifestations de dénonciation de la gouvernance globale au Togo ces 16 et 17 juillet, en pleine période électorale.
Les manifestations de juin 2025 ont généré plusieurs blessés et des condamnations à des peines de prison. Dans l’ensemble, sur le mois de juin 2025, «114 personnes ont été interpellées, 87 remises en liberté, 18 placées en détention et jugées, et 9 autres font l’objet d’une information judiciaire», a résumé la Justice togolaise.
L’Opposition togolaise a dénoncé au terme des manifestations du 26 au 28 juin 2025 à Lomé «au moins 5 décès, un grand nombre d’arrestations et des blessés», tout en exigeant la lumière judiciaire sur ces faits. Plusieurs OSC du Togo pour leur part continuent de tabler sur le chiffre d’au moins «07 morts et des disparus» comme bilan de ces manifestations du 26 au 28 juin, en dénonçant la «violence inouïe des répressions qui se sont abattues sur les manifestants, avec un recours déplorable à des miliciens».
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