Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Redoutée depuis plusieurs semaines ou mois par des personnes ou personnalités proches de son écosystème, l’arrestation de l’ex-ministre des Armées du Togo, Marguerite Essossimna Gnakadè Gnassingbé, est effective depuis la fin de matinée de ce 17 septembre à Lomé (capitale).
L’arrestation de l’ex-patronne de la grande muette du Togo est intervenue dans le quartier Tokoin-Solidarité (l’un des plus vieux quartiers de la capitale togolaise) qui a connu une ambiance singulière en début de journée, selon plusieurs témoignages de riverains.
Un déploiement inhabituel d’éléments des FDS (Forces de défense et de sécurité) des FAT (Forces Armées Togolaises) a permis cette interpellation vers une «destination inconnue pour l’heure», confient des proches sous anonymat. Et d’ajouter que les éléments des FDS qui ont procédé à cette arrestation étaient encagoulés.
Aucune information officielle ne filtre non plus, pour l’heure, autour de cette arrestation de l’ancienne patronne des FAT. Les regards sont donc tournés vers le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Lomé pour situer sur les faits reprochés à cette ancienne ministre.
Critique au vitriol de trop fin aout 2025
Ejectée de l’appareil gouvernemental contre toute attente fin 2022, Marguerite Essossimna Gnakadè Gnassingbé (ex-patronne de la Banque BTCI devenue IB BANK) est devenue très critique à l’égard du pouvoir central de Lomé, quand en 2023, elle s’est vue refuser la délivrance d’un récépissé pour lancer sa propre formation politique.
Sa dernière critique virile en date remonte à la veille du 30 aout 2025, quand elle a ouvertement «convié les populations togolaises à soutenir l’appel à manifester du M66 (Mouvement de la diaspora hostile à la gouvernance de Faure Gnassingbé et né en juin 2025)».
Le contexte de l’arrestation de Marguerite Essossimna G. Gnassingbé (veuve de l’aîné consanguin de Faure Gnassingbé, feu Ernest Gnassingbé) rappelle un autre décor politique de suspicion au Togo. Celui d’avril 2009. Un décor dans lequel Kpatcha Gnassingbé (demi-frère consanguin de Faure Gnassingbé et ex-ministre des Armées lui aussi) a été interpellé dans une affaire qualifiée de «complot contre la sûreté de l’Etat». Il a été condamné au cours du second semestre 2011 à une peine d’une vingtaine d’années de prison, en attendant une éventuelle grâce ou amnistie présidentielle.
GGKE



