Togo: La Nationale N°1 a emporté la vie de cinq Français, enquête officielle en cours

Cinq Français, dont quatre originaires des Bouches-du-Rhône, ont été tués mardi, 21 octobre, dans un accident de la route au Togo.

Afriquinfos Editeur
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Carte du Togo en Afrique de l'ouest.

Cinq Français, dont quatre originaires des Bouches-du-Rhône, ont été tués mardi, 21 octobre, dans un accident de la route au Togo (Nationale N°1), où ils voyageaient à l’occasion d’une mission caritative en Afrique de l’Ouest, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Le Gouvernement du Togo a confirmé dans un communiqué la mort de cinq personnes, sans préciser leur nationalité, et fait état de huit blessés dans un « grave accident de la circulation » ce 21 octobre, en début d’après-midi à Yomaboua (dans le centre du pays, à Sotouboua, près de 250 km au nord de Lomé). « L’éclatement du pneu avant d’un minibus » a entraîné une « perte de contrôle » du véhicule qui a alors « basculé sous le pont de la rivière de Yomaboua« , précise encore le communiqué officiel togolais.

Parmi les victimes, trois sont originaires de La Ciotat (Bouches-du-Rhône), a indiqué à l’AFP le secrétaire du Lions Clubs de la ville, qui a demandé à être identifié par son seul prénom, Aurélien. Il a indiqué que les victimes « en moyenne avaient autour de 70-75 ans« . Parmi les victimes, figurent également un membre du Lions Clubs du Pays de la Sainte Baume, dans les environs d’Aubagne (Bouches-du-Rhône), et un membre de l’antenne de Valenciennes (nord), a précisé ce responsable local de l’association caritative.

« On a également des blessés« , a-t-il indiqué, sans pouvoir préciser immédiatement leur nombre ni la gravité de leur état. L’association, notamment via un de ses membres sur place, est en lien avec l’Ambassade de France au Togo pour l’organisation du rapatriement des personnes décédées et blessées.

Depuis le Togo, l’équipe caritative française devait se rendre au Bénin voisin pour y inaugurer une maternité. L’association avait « activement participé » au financement et au montage du projet « depuis une dizaine d’années« , a encore précisé le responsable. Le Lions Club, est une organisation caritative internationale, qui s’implique notamment dans des actions sociales dans les domaines de la santé, l’environnement, et vient en aide aux plus démunis.

– « Extrême douleur » –

« Trois habitants de notre ville ont tragiquement trouvé la mort et d’autres ont été blessés » a confirmé sur son compte X le Maire de la Ciotat Alexandre Doriol, évoquant des membres des Lions Club qui « participaient à une action humanitaire au Bénin« . « En ces moments d’extrême douleur, je pense à toutes les victimes de notre ville, françaises et béninoises« , a-t-il encore indiqué. « On a les informations au compte-goutte, c’est ça aussi la vrai difficulté« , a indiqué à l’AFP la mairie de la Ciotat.

L’accident s’est produit en saison pluvieuse, « où la pluie affecte les conditions de circulation« , a souligné le Gouvernement togolais dans son communiqué. « Une enquête a été ouverte pour établir les causes exactes de ce drame« , poursuit le communiqué signé du ministre de la Sécurité. La Nationale N°1 au Togo est l’une des routes les plus accidentogènes du pays. A cause essentiellement de son état de dégradation avancée sur une bonne partie, de son étroitesse redoutable (en dépit de nombreuses promesses étatiques) et de l’incivisme routier de ses usagers, face à la quasi-absence de services de sécurité routière sur cette voie de circulation stratégique pour l’économie togolaise.

Des infrastructures à repenser durablement

Les routes dans de nombreux pays ouest-africains sont réputées pour leur dangerosité, en raison du mauvais état de la chaussée et de nombreux véhicules y circulant. La Banque mondiale soulignait en février 2025 que « chaque année, les accidents de la circulation tuent 1,19 million de personnes dans le monde« , notamment en raison d’un « déficit critique de financement« .

« Ce sont les pays à revenu faible et intermédiaire qui paient le plus lourd tribut, avec 92% des décès dans le monde, alors même qu’ils ne possèdent que 40% environ du parc mondial de véhicules et 10% seulement du réseau routier interurbain asphalté« , déplorait encore l’institution internationale.

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