Lomé (© 2026 Afriquinfos)- Ce dimanche 3 mai 2026 marque une année depuis que le Togo set rentré dans une nouvelle ère constitutionnelle avec l’entrée en vigueur de la Vᵉ République, marquée par l’adoption d’un régime parlementaire. Ce changement fondamental dans l’organisation des pouvoirs publics avait été acté samedi 4 mai 2025, avec la désignation de Faure Gnassingbé comme Président du Conseil par les députés réunis en session matinale.
Depuis l’entrée en vigueur de la Vᵉ République au Togo, plusieurs institutions ont été mises en place pour renforcer la gouvernance et la représentation démocratique. Parmi les institutions clés, on trouve :
Parlement bicéphal : Un Parlement bicaméral composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, qui a été instauré pour séparer les fonctions exécutives et honorifiques.
Gouvernement moderne : Un gouvernement moderne qui a été établi pour moderniser l’action publique et assurer un meilleur suivi des politiques engagées pour le développement économique et social.
Ces institutions visent à renforcer la cohésion nationale, l’efficacité de l’action publique et à assurer une représentation démocratique plus solide au Togo.
L’année 2025 restera comme un jalon déterminant dans la politique d’investissement du Togo.
L’exécutif togolais a initié plusieurs activités pour marquer la célébration des 66 ans d’accession à la souveraineté nationale du Togo, ce 27 avril 2026. Le bal des activités s’est ouvert le 23 avril dernier par les cérémonies d’inauguration d’infrastructures à Kpalimé et à Kara.
Ce 24 avril 2026, c’est le Président du Conseil, Faure Gnassingbé lui-même, qui procédé à la coupure du ruban inaugurant les nouvelles infrastructures pédagogiques et administratives de l’Université de Kara, à Pya.
Fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre l’État togolais et Envol Partenariats Togo, la Phase 1 de ce nouveau complexe universitaire, représente 18.600 m² de surface utile répartis en cinq infrastructures : la Faculté des Sciences de la Santé, l’Institut Supérieur des Métiers de l’Agriculture, l’Institut Polytechnique et de l’Innovation, la Présidence de l’Université et le Restaurant universitaire «Apatam Moderne».
Toujours ce même vendredi à Kara, le Président du Conseil a procédé à l’ouverture officielle du Centre régional de mécanisation agricole, deuxième infrastructure de ce type inaugurée le lendemain après celle de Tové, dans la région des Plateaux. Ce Centre constitue un outil essentiel au service des producteurs, leur offrant un accès direct à des équipements modernes.
L’objectif est triple : améliorer la productivité, réduire la pénibilité du travail et soutenir les ambitions du Togo en matière de souveraineté alimentaire.
Le Président de l’Assemblée nationale, Komi Sélom Klassou, a inauguré le 23 avril, le Centre Régional de Mécanisation Agricole (CRMA) de Kpalimé (Région des Plateaux).
Cette inauguration marque l’aboutissement d’un projet structurant, porté conjointement par le ministère de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources Animales et de la Souveraineté Alimentaire du Togo et OCP Africa, en collaboration avec la Banque mondiale, visant à accompagner durablement la transformation du secteur agricole au Togo.
Ce centre s’inscrit dans la mise en œuvre concrète des protocoles d’accord de coopération signés le 31 mai 2023 à Lomé entre le ministère de l’Agriculture du Togo et OCP Africa, traduisant la volonté partagée de renforcer l’accès des agriculteurs à des services agricoles modernes et adaptés à leurs besoins. Son inauguration aujourd’hui en constitue une étape majeure et tangible.
Inauguration du Laboratoire national de sécurité alimentaire à Lomé
Le Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a quant à lui présidé ce 23 avril à Lomé la cérémonie officielle d’inauguration du Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA), en présence du Président du Sénat, Barry Moussa Barqué.
Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre des célébrations du 66ᵉ anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale. Elle a également réuni des membres du gouvernement, des autorités administratives et parlementaires, des représentants des collectivités territoriales et des forces armées, ainsi que des diplomates et partenaires au développement.
La mise en place du LaNSA répond à la volonté du gouvernement de renforcer la protection de la santé publique et d’assurer la qualité phytosanitaire des productions alimentaires. Cet établissement public à caractère scientifique et technique, doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière, constitue désormais un pilier stratégique du dispositif national de contrôle et de sécurisation des denrées alimentaires.
La mission principale du LaNSA est d’assurer une surveillance rigoureuse des produits commercialisés sur le territoire national, tout en contribuant à l’amélioration de la qualité le long de la chaîne de valeur agroalimentaire. Au-delà de ses fonctions de contrôle, il offre un appui technique aux agronomes, producteurs et transformateurs afin de garantir leur conformité aux normes en vigueur, prévenir les risques de contamination et lutter contre la fraude alimentaire.
Le laboratoire ambitionne également de renforcer la compétitivité des produits agricoles togolais sur les marchés régionaux et internationaux, en consolidant la crédibilité des acteurs locaux auprès de leurs partenaires commerciaux.
Structuré autour de trois départements spécialisés — physico-chimie, microbiologie et valorisation — le LaNSA a obtenu son accréditation en novembre 2023, attestant de la fiabilité et de la reconnaissance internationale de ses analyses. Son offre analytique couvre notamment l’évaluation de la qualité nutritionnelle des aliments destinés à la consommation humaine et animale, ainsi que la détection de contaminants tels que les métaux lourds. Cette offre sera élargie à partir de juin 2026 à diverses matrices alimentaires.
Maintien d’une dynamique d’investissement
Dans un contexte international marqué par la volatilité financière et le resserrement des conditions de financement, le pays est parvenu à maintenir une dynamique d’investissement soutenue, traduisant la solidité de ses choix macroéconomiques et la cohérence de sa planification stratégique.
Inscrit dans la continuité de la Feuille de route gouvernementale, l’effort d’investissement a visé prioritairement les secteurs à fort impact structurel, capables de soutenir la croissance, l’emploi et la transformation productive.
Avec un budget d’investissement public estimé à plus de 540 milliards de FCFA, l’État togolais a misé sur l’accélération des infrastructures économiques et sociales, notamment dans les domaines du transport, de l’énergie, de l’agriculture et de l’industrialisation.
La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) s’est imposée comme l’illustration la plus aboutie de cette stratégie, en consolidant son statut de pôle industriel régional, attirant des capitaux privés nationaux et internationaux et générant plusieurs milliers d’emplois directs et indirects.
Parallèlement, les investissements privés ont bénéficié d’un environnement des affaires progressivement assaini, grâce à des réformes ciblées sur la simplification administrative, la sécurisation juridique et la modernisation des cadres incitatifs.
Cette convergence entre investissement public stratégique et capital privé productif a permis au Togo de renforcer sa base économique tout en améliorant la qualité et l’efficacité de la dépense publique.
Au total, 2025 apparaît comme une année de maturation des investissements, moins marquée par l’annonce de projets que par leur exécution effective, signe d’un État désormais davantage orienté vers les résultats que vers l’affichage.
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