Tenants et aboutissants de la nouvelle arrestation de Kemi Seba par une Police africaine

Le militant panafricaniste béninois, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le nom de Kemi Seba, a été interpellé à Pretoria, en Afrique du Sud.

Afriquinfos Editeur
3 Min de Lecture
Tenants et aboutissants de la nouvelle arrestation de Kemi Seba par une Police africaine
Kemi Seba (photo, DR).

Pretoria (© 2026 Afriquinfos)- Le militant panafricaniste béninois, Stellio Gilles Robert Capo Chichi, connu sous le nom de Kemi Seba, a été interpellé à Pretoria, en Afrique du Sud. L’annonce a été confirmée par un communiqué de la Police sud-africaine qui précise les circonstances de cette arrestation survenue dans un Centre commercial de la capitale administrative de l’Etat le plus industrialisé d’Afrique.

Selon la Police sud-africaine, Kemi Seba a été arrêté en compagnie de l’un de ses fils et d’un individu présenté comme un facilitateur. Les autorités évoquent des «faits présumés de facilitation d’entrée illégale au Zimbabwe via le fleuve Limpopo». Les personnes interpellées auraient tenté de franchir la frontière entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe de manière irrégulière avant de poursuivre leur déplacement.

D’après les éléments communiqués par la police, l’opération a conduit à l’arrestation de trois personnes, dont le militant béninois. Le facilitateur présumé aurait perçu une somme de 250.000 rands, soit environ 13.000 euros, pour organiser ce passage transfrontalier. Les autorités sud-africaines indiquent que le groupe aurait envisagé de rejoindre l’Europe après une étape au Zimbabwe.

Les faits reprochés relèvent de la législation sud-africaine en matière de contrôle des frontières et d’immigration. Le franchissement non autorisé du fleuve Limpopo, qui constitue une portion de la frontière naturelle entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, est régulièrement surveillé en raison des flux migratoires irréguliers dans cette zone.

Placés en garde à vue après leur arrestation, Kemi Seba et les autres personnes concernées ont été présentés à la justice. Leur comparution a été renvoyée au 20 avril 2026. En attendant cette échéance, ils ont été placés en détention provisoire.

Procédure judiciaire et perspective d’extradition en cours

La police sud-africaine précise qu’une procédure d’extradition est actuellement en cours. Cette mention intervient alors qu’au Bénin, la justice a délivré un mandat d’arrêt international à son encontre en décembre 2025. Il est poursuivi pour des faits qualifiés d’« apologie de crimes contre l’humanité » par les autorités judiciaires béninoises.

La justice sud-africaine devra statuer sur les infractions liées au franchissement de frontière avant toute décision éventuelle relative à une extradition. Ce type de procédure implique généralement une coopération entre les autorités judiciaires des pays concernés, encadrée par des accords bilatéraux ou des conventions internationales. Le calendrier judiciaire reste à ce stade limité à la prochaine audience fixée au 20 avril. Les décisions attendues porteront notamment sur la poursuite de la détention provisoire et l’examen des charges retenues.

Afriquinfos