Polémique autour du match RDC-Bénin : Vers un nouveau bras de fer entre la FIFA et une fédération africaine ?

Le Caire (© 2021 Afriquinfos)–  Ce mardi, les quatre derniers tickets pour les barrages des éliminatoires Coupe du Monde 2022 sont en jeu. Au terme des matchs disputés entre jeudi et dimanche derniers, on connait déjà les noms de 6 qualifiés parmi lesquels la RDC. Sauf que son adversaire le Bénin ne l’entend pas de cette oreille et entend déposer une réclamation pour protester contre les changements sur 4 sessions différentes effectués par son adversaire, qui vont à l’encontre des règlements de la FIFA.

Après les effusions de joie pour célébrer leur qualification pour les barrages des éliminatoires Coupe du Monde 2022, la RDC doit désormais répondre devant les juridictions de la FIFA. Si la polémique enflait déjà suite au pénalty litigieux obtenu par les Léopards pour l’ouverture du score et au non-respect du huis-clos, c’est une autre irrégularité qui pourrait entraîner la disqualification de l’équipe congolaise. Le sélectionneur des Léopards, Hector Cuper est sous le feu des critiques pour avoir réalisé ses remplacements sur 4 sessions différentes (Kayembe est entré à la 63e, Malango à la 74e, Muleka à la 84e et Kayamba à la 90e), soit une de plus que les trois autorisées par la FIFA.

Il n’en fallait pas plus pour les autorités sportives béninoises qui l’avaient déjà en travers de la gorge le pénalty généreux offert par les officiels du match, pour déposer un recours auprès de la FIFA pour exiger la disqualification des Léopards. Pourtant du côté de la Fecofa, on affiche une sérénité à toute épreuve : « La partie béninoise n’a formulé aucune réserve. Règlementairement, celle-ci devait s’opérer deux heures après le coup de sifflet final de l’arbitre et être confirmée dans le 24 heures », a assuré le secrétaire général de la FECOFA, Belge Situtala, dans l’émission Radio Foot Internationale de RFI. « Même si le Bénin, dans le cas d’espèce, avait formulé des réserves, nous rentrons dans les Lois du Jeu. Quand une rencontre se déroule, l’autorité, c’est-à-dire l’arbitre de réserve, a la responsabilité du contrôle des procédures des remplacements. Cela signifie que, quand l’entraîneur propose et que le 4e arbitre approuve, je ne vois pas en quoi cela peut engager la responsabilité de l’entraîneur et, à partir de là, de la sélection. A ce stade, je peux affirmer, sans ombrage, que le résultat acquis sur terrain est irrévocable et aucune procédure de la sélection béninoise ne pourra prospérer sur le sujet. »

Si les Léopards sont plutôt confiants, c’est parce qu’un précédent va à leur avantage. En novembre 2020, dans les éliminatoires de la CAN 2021, la Libye, après sa défaite contre la Guinée Équatoriale (2-3), avait en effet déposé un recours pour protester contre les changements sur 4 sessions différentes effectués par son adversaire. La CAF avait rejeté cette requête. Sauf si la FIFA cette fois-ci se réfère au précédent en Coupe d’Allemagne, où, pour la même erreur, Wolfsburg avait perdu son match sur tapis vert.  Les supporters Congolais et Béninois seront attentifs au verdict de la FIFA.

Boniface T.

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