Sommet ‘Africa Forward 2026’ à Nairobi: Grandes visées du 4è Sommet sur le bassin du Congo ce 12 mai

Le Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) participera également activement au Sommet. Avec, en ligne de mire, un partenariat majeur au service de la finance carbone dans le Bassin du Congo.

Afriquinfos Editeur
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Sommet 'Africa Forward 2026' à Nairobi: Grandes visées du 4è Sommet sur le bassin du Congo ce 12 mai
Cérémonie d'ouverture du Sommet 'Africa Forward 2026' à Nairobi ce 11 mai (photo, DR).

Nairobi (© 2026 Afriquinfos)- Nairobi, la capitale kényane accueille ces 11 et12 mai 2026, le sommet Africa Forward, coorganisé avec Paris. Sous le thème «Africa Forward: des partenariats entre l’Afrique et la France pour l’innovation et la croissance», l’événement réunit plusieurs Chefs d’État, dont Emmanuel Macron et William Ruto. Le Recteur de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) participera également activement au Sommet. Avec, en ligne de mire, un partenariat majeur au service de la finance carbone dans le Bassin du Congo.

Le Recteur de l’AUF, Prof. Slim Khalbous, présentera pour l’occasion, les contours d’un partenariat stratégique au service de la finance carbone et de la valorisation du potentiel forestier du Bassin du Congo. L’AUF se propose en effet de mobiliser ses universités membres pour développer un programme de formation et de recherche appliquée dans le Bassin du Congo, en lien avec les mécanismes de financement de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Cette mission au Kenya sera l’occasion de signer avec le Gouvernement du Kenya un accord de siège pour l’ouverture d’un bureau national de l’AUF au Kenya, qui prendra place au sein de l’Université Kenyatta.

Le Recteur prendra également la parole durant la séquence « Carte blanche aux partenaires » du Pavillon de la création et de l’innovation sociale, organisé la veille du Sommet par la Fondation de l’innovation pour la démocratie. Enfin, il participera au Forum d’Affaires du Sommet Africa Forward, le 11 mai, avant d’échanger le lendemain avec les représentants d’universités membres de l’AUF et de deux universités candidates.

En amont du lancement officiel du Sommet, il interviendra le dimanche 10 mai, lors de la cérémonie d’ouverture de la Conférence ministérielle de la Commission Climat et Fonds Bleu Bassin du Congo (CCBC – initiative majeure visant à préserver les ressources uniques de cette région d’Afrique), aux côtés du Premier Secrétaire du Cabinet de la République du Kenya et de la ministre en charge de l’Environnement de la République du Congo.

S’agissant de la RDC, une délégation de 119 personnes, composée de chefs d’entreprise, d’entrepreneurs, de membres de la société civile et de jeunes, représentera Kinshasa.

Trouver des «solutions africaines aux défis africains»

Lors d’un briefing presse organisé le 5 mai depuis l’Élysée, le délégué de la présidence française a exposé les grandes lignes de ce sommet. Il a insisté sur la volonté de renouveler les partenariats entre la France et les pays africains, en les fondant sur des intérêts mutuellement avantageux. « Des annonces fortes » sont attendues, notamment dans le domaine économique.

L’accent sera mis sur la jeunesse et l’entrepreneuriat. La France entend renforcer des mécanismes déjà existants comme Choose Africa, qui a contribué à la création de plus de trois millions d’emplois sur le continent, ou encore AFAWA, dédié à l’entrepreneuriat féminin. Le fonds Digital Africa, destiné à accompagner les start-up africaines, sera également consolidé. Mais au-delà des chiffres, c’est une approche que le délégué de l’Élysée a qualifiée de « solutions africaines aux défis africains ». Une logique de partenariat où chaque pays conserve son rôle central dans la définition de ses priorités.

La délégation RDC sera l’une des plus importantes. Avec 119 personnes, elle illustre l’importance que Kinshasa accorde à ce sommet. Les entrepreneurs congolais y verront sans doute une opportunité de nouer des contacts, de capter des investissements et de présenter leurs projets. Le contexte est favorable : la France mise sur l’entrepreneuriat culturel comme « moteur de l’économie de demain ». De quoi susciter l’intérêt des jeunes créateurs congolais.

Le sommet Africa Forward ambitionne d’accélérer les investissements croisés autour de priorités communes : santé, souveraineté alimentaire, numérique, énergie et connectivité. Autant de secteurs où la RDC a des besoins immenses. La délégation congolaise, mêlant entrepreneurs et société civile, est un signal fort : le pays veut être acteur de ces partenariats, et non simple bénéficiaire.

Au-delà de Nairobi, les conclusions du sommet devraient alimenter les préparatifs du prochain G7, que la France accueillera à Évian du 15 au 17 juin 2026. Une fenêtre supplémentaire pour que la voix de l’Afrique, et particulièrement celle de la RDC, soit entendue au plus haut niveau. En attendant, tous les regards sont tournés vers Nairobi. Le sommet Africa Forward sera-t-il le catalyseur d’une nouvelle dynamique entre la France et l’Afrique ? Réponse dans les jours à venir.

L’Union européenne, l’Union africaine, les institutions financières internationales et les banques de développement, seront également représentées au sommet. Au total, plus de 2 000 acteurs politiques, économiques et de la société civile, s’y retrouveront également.

V.A.