Paris (© 2025 Afriquinfos)- Ce samedi 8 novembre, les Springboks d’Afrique du Sud affrontent les Bleus de France dans un test-match. Ce sera pour le Capitaine Siya Kolisi, un moment historique. Il fêtera sa 100è sélection sous les couleurs de la nation arc-en-ciel.
Siya Kolisi, 34 ans, rentrera dans l’histoire ce samedi 8 novembre 2025. Face à la France, il livrera son 100è match avec les Springboks et rentrera dans le cercle fermé des centenaires. A ce jour, ils sont (neuf) 9 joueurs des Springboks à avoir atteint ce jalon dans leur carrière.
Le moment sera chargé d’émotions pour celui qui en 2018 est devenu le premier Capitaine noir de l’histoire des Springboks. Siya Kolisi foulera la même pelouse, le Stade de France où il a soulevé la Coupe Webb Ellis pour la deuxième fois consécutive il y a un peu plus de deux ans.
Le parcours de Kolisi avec les Springboks a débuté de façon spectaculaire. Entré en jeu, un 15 juin 2013, seulement cinq minutes après la blessure précoce d’Arno Botha, il a réalisé une performance de haut vol, élu homme du match, lors d’une victoire 30-17.
Un autre moment marquant de sa carrière est le 2 novembre 2019, pour sa 50è sélection. Il avait mené l’Afrique du Sud à une victoire éclatante 32-12 face à l’Angleterre en finale de la Coupe du monde, devenant ainsi le premier capitaine noir à soulever le trophée Webb Ellis. Rebelote le 28 octobre 2023. Se rétablissant d’une blessure avant le tournoi, il était à nouveau au front pour battre les All Blacks en finale de la Coupe du monde, faisant de lui le deuxième capitaine seulement à remporter la Coupe Webb Ellis à deux reprises.
Le gamin qui est né et a grandi dans la pauvreté à Zwide, dans la province du Cap-Oriental, est devenu un modèle et une inspiration pour des millions de jeunes à travers le monde. «Je n’ai pas peur de mes origines et je sais que mon histoire est, à certains égards, typiquement sud-africaine. C’est ce qui me motive», a confié Kolisi peu avant de devenir capitaine des Springboks pour la première fois en 2018.
«Oui, être un athlète professionnel peut être difficile et parfois on se demande si tout cela en vaut la peine. Mais ensuite, je repense à mes racines et aux personnes qui m’admirent. Pour pouvoir aider ceux qui m’admirent, je dois jouer chaque semaine. C’est mon devoir. Je n’essaie pas seulement d’inspirer les jeunes Noirs, mais aussi les personnes de tous horizons. Quand je suis sur le terrain et que je regarde le public, je vois des personnes de toutes races et de toutes classes sociales», assure le double Champion du monde.
Boniface T.



