Sepp Blatter appelle au boycott du Mondial 2026 aux USA pour se venger de l’Administration américaine ?

Afriquinfos Editeur
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Sepp Blattr ancien président de la FIFA (1998-2015) (DR, Foot Mercato)

Zurich (© 2026 Afriquinfos)- Le durcissement de la politique migratoire aux États-Unis et les velléités expansionnistes de l’Administration Trump devraient avoir des répercussions sur la tenue du Mondial 2026. Des appels au boycott de la compétition conjointement organisée avec le Mexique et le Canada, se font plus nombreuses. L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter s’est joint à ce mouvement de boycott en appelant les supporters à ne pas se rendre aux États-Unis. Mais est-ce seulement pour l’amour du football ou cela reste un peu personnel pour l’ancien dirigeant ?

Les fans de football devraient y réfléchir par deux fois avant de se rendre aux États-Unis pour supporter leurs pays pour le Mondial 2026 (11 juin-19 juillet) conjointement organisé avec le Mexique et le Canada. Déjà que fouler le sol étasunien, n’est pas pour qui veut, mais qui peut. Ceci, en raison des restrictions de voyage et des interdictions d’entrée appliquées par Washington à de nombreux pays et qui empêchent leurs ressortissants, à moins qu’ils n’aient déjà des visas.

Si cela ne dépendait que de Sepp Blatter, personne ne se rendrait aux États-Unis pour cette Coupe du monde 2026. L’ancien Président de la FIFA soutient en effet l’appel aux boycott porté par plusieurs personnalités en Europe notamment face aux tensions nées de la volonté américaine d’annexer le Groenland et des menaces de taxes douanières accrues contre les États européens. « Je pense que Mark Pieth a raison de questionner cette Coupe du monde », a écrit l’ancien patron de la Fédération internationale (1998-2015) sur X en reprenant des extraits d’une interview d’un avocat anticorruption accordée au journal suisse Tagesanzeiger. « Ce à quoi nous assistons sur le plan intérieur – la marginalisation des opposants politiques, les abus des services d’immigration, etc. – n’incite guère les supporters à s’y rendre », avait affirmé ce dernier.

Pour Sepp Blatter, l’équation elle est simple. « Pour les supporters, un seul conseil : évitez les États-Unis ! De toute façon, vous verrez mieux à la télévision. À leur arrivée, les supporters doivent s’attendre à ce que, s’ils ne se comportent pas correctement avec les autorités, ils soient immédiatement renvoyés chez eux. S’ils ont de la chance… » soutient-il en relayant la déclaration de Mark Pieth.  

Ce soutien de Sepp Blatter au boycott du Mondial aux États-Unis ne serait-il pas la résultante d’une rancœur qu’aurait l’ancien dirigeant envers le pays qui l’a fait tomber ? On se souvient. En 2015, alors que Blatter qui régnait en maître sur le football mondial venait d’être réélu pour un cinquième mandat à la tête de la FIFA qu’il dirigeait depuis 17 ans, c’est en effet une enquête américaine menée par le FBI et des procureurs américains, qui ont précipité sa chute. La justice américaine investiguait sur des faits de corruption et de pots-de-vin qui remontaient sur 20 ans. La mise en cause de ses proches collaborateurs notamment son numéro 2, Jérôme Valcke et des arrestations survenues dans son entourage, ont précipité la chute de Sepp Blatter. Au total, neuf élus de la Fifa et cinq partenaires de l’instance mondiale du football avaient été inculpés de corruption, racket et blanchiment à New York.

On peut donc comprendre que Sepp Blatter ait une dent contre les États-Unis et soutienne un appel au boycott de la compétition dans le pays.

S.B.