S. Séjourné direct sur l’avenir du FCFA et l’implication de la France dans sa gouvernance

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Abidjan (© 2024 Afriquinfos)- Quel avenir pour le franc Cfa ? Pour le ministre français des Affaires étrangères, l’avenir de cette  monnaie dépend « de la souveraineté des États africains » et non de la France. « Ce n’est pas à la France d’avoir un avis sur cette question’’, a répondu Stéphane Séjourné.

« Si les pays africains se mettent d’accord pour changer le nom, organiser différemment leur organisation monétaire, c’est de la souveraineté des États. Nous voulons bien accompagner ce mouvement. S’il s’agit uniquement du symbole, du nom, il peut être changé. S’il s’agit d’une organisation différente de l’organisation monétaire, elle peut également être changée« , a-t-il observé.

« Ce n’est pas à la France d’avoir un avis là-dessus. Nous avons fait notre part du chemin en sortant de la gouvernance du CFA. Maintenant, aux États africains de décider« , a poursuivi le chef de la diplomatie française. La date de péremption est pourtant bien connue : 2027. À cette date, la monnaie commune aux huit États membres de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) est censée effectuer une transition vers une monnaie unique de la CEDEAO (sept pays anglophones et lusophones en plus). Du moins, c’est ce qui avait été décidé en 2019, à Abidjan, sans emporter pourtant l’adhésion totale des pays.

S’exprimant dans une interview accordée  à France 24 et RFI, le ministre français des Affaires étrangères Stéphane Séjourné a en outre abordé les dossiers marquant les relations entre Paris et les États du continent africain, notamment des relations avec le Rwanda, la présence militaire de la France en Afrique. Stéphane Séjourné a également réagi à l’élection à la présidence du Sénégal de l’opposant sénégalais Bassirou Diomaye Faye, saluant un « bon exemple (…) d’alternance démocratique« . « On peut aimer plus ou moins les orientations politiques, mais il faut qu’on puisse collectivement se satisfaire que les institutions sénégalaises ont été fortes« , a commenté le ministre, pour qui cette élection est aussi « un message envoyé à un certain nombre de régimes qui pensent que les idées ne peuvent advenir que par la force ».

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Le chef  de la diplomation française tenait ces propos au terme de sa premièreafricaine tournée de trois jours qui l’a mené successivement au Kenya, au Rwanda et en Côte d’Ivoire.

V. A.