Pékin (© 2026 Afriquinfos)- La Chine poursuit ses investissements massifs sur ses « nouvelles routes de la soie ». En un an, ces investissements de Pékin dans ses projets d’infrastructures à l’étranger ont bondi de 75%.
Si Pékin ces dernières années Pékin a accéléré ses investissements sur ses « nouvelles routes de la soie », ce n’est pas parce qu’elle a l’âme généreuse, mais parce que l’Empire du milieu, veut sécuriser les ressources, de l’énergie et étendre son influence dans les pays ciblés.
En témoigne, les secteurs priorisés par les investissements chinois à savoir : l’énergie, les mines et les technologies stratégiques. A ce jeu, les investissements chinois ont bondi de 75% en un an, atteignant 213 milliards de dollars en 2025, un record depuis le lancement de la « nouvelle route de la soie ».
Parmi les mégaprojets pilotés par Pékin, on peut citer, le gaz en République démocratique du Congo (Rdc), un complexe industriel au Nigeria ou une usine pétrochimique en Indonésie, La Chine enchaîne les mégaprojets. Les investissements dans l’énergie dépassent 93 milliards de dollars, notamment dans le solaire et l’éolien, et la valorisation des déchets. Les métaux suivent, portés par la ruée vers le cuivre, indispensable aux centres de données qui alimentent l’essor de l’intelligence artificielle.
Dans le cadre de ses « nouvelles routes de la soie », les entreprises chinoises se sont vu attribuer des contrats de construction d’une valeur de 128,4 milliards de dollars américains au cours de l’année 2025 (+81 % par rapport à 2024). Les pays ayant le plus fort engagement dans le secteur de la construction sont le Nigeria (24,6 milliards de dollars), la République du Congo (23,1 milliards de dollars), l’Arabie saoudite (19,8 milliards de dollars) et l’Irak (4,5 milliards de dollars). L’Afrique arrive donc en tête du classement des engagements liés à l’initiative « la Ceinture et la Route », atteignant 61,2 milliards de dollars – soit une augmentation de 283 % par rapport à l’année précédente.
Mais ces investissements massifs de la Chine font ressortir des inquiétudes dont l’une des principales, est l’endettement des États bénéficiaires.
Boniface T.



