Qui souhaite empêcher Attiku Abubakar de participer à la présidentielle 2027 et transformer le Nigeria en brasier politique ? 

Afriquinfos Editeur
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Atiku Abubakar, président de l'ADC (Nigeria Info Fm, DR)

Abuja (© 2026 Afriquinfos)- La course à la présidentielle de 2027 au Nigeria, ne sera pas un long fleuve tranquille. Le landernau politique est en ébullition suite à une procédure judiciaire intentée pour radier des listes électorales cinq partis en lice dont l’ADC d’Atiku Abubakar. Si un premier verdict avait été rendu en faveur des plaignants, celui-ci a été suspendu par la Cour d’Appel. Une décision saluée par l’ex vice-président qui « a exprimé son inquiétude face aux décisions judiciaires contradictoires et aux jugements à forte connotation politique ».

C’est la confusion au Nigeria après qu’une décision de justice ait mis en demeure la Commission électorale nationale indépendante (INEC), et radié cinq partis politiques en lice pour la Présidentielle de 2027. Un verdict rendu suite à une plainte du Forum national des anciens parlementaires au motif que ces partis ne remplissaient plus les conditions constitutionnelles requises pour le maintien de leur inscription, conformément à l’article 225 (a) de la Constitution nigériane.

Le juge de première instance, Peter Lifu, avait ordonné la radiation des partis pour non-respect présumé des seuils de performance constitutionnels lors des cycles électoraux précédents, conditions nécessaires au maintien de leur inscription. Le juge Lifu a ordonné à la Commission électorale nationale indépendante (INEC) de radier les partis ADC, Accord, Action Alliance (AA), Action Peoples Party (APP) et Zenith Labour Party (ZLP).

Cette décision a été cassée par la Cour d’appel indiquant que le juge de première instance l’avait rendu en violation de son ordonnance de suspension de procédure antérieure.

Cet imbroglio judiciaire n’a pas de quoi rassurer Atiku Abubakar, candidat déclaré à la présidentielle de 2027. « Le spectacle troublant des contradictions judiciaires et des jugements à forte connotation politique rendus par nos tribunaux a placé le pouvoir judiciaire sous un examen public intense », a-t-il déclaré.

L’ex vice-président a mis en garde contre toute action susceptible d’affaiblir les institutions démocratiques et a exhorté les tribunaux à faire respecter les principes constitutionnels et l’État de droit. « Toute tentative de saper la démocratie chèrement acquise du Nigéria par la manipulation judiciaire constitue un grave danger pour la République », a-t-il affirmé.

Cette affaire est loin d’être terminée. Suite à la suspension de la Cour d’appel, une décision sur le fond est prévue le 25 juin prochain.

Boniface T.