Addis-Abeba (© 2026 Afriquinfos)- Pour la première fois, le Sommet Afrique-Italie, le deuxième du genre, s’est tenu en Afrique. C’était le 13 février dernier en marge du Sommet de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba. Giorgia Meloni, la Première ministre italienne qui a fait le déplacement de la capitale éthiopienne, a, à cette occasion, rappelé que ce Sommet, avec en toile de fond, le ‘Plan Mattei pour l’Afrique’, vise à renforcer des liens politiques et économiques, ainsi que la dynamisation du commerce entre les deux parties.
A l’initiative des autorités italiennes, un Sommet Italie-Afrique s’est tenu en Éthiopie, le 13 février dernier. Organisé pour la première fois sur le sol africain, ce forum de haut niveau a rassemblé des chefs d’État et de gouvernement autour du Plan Mattei pour l’Afrique, initiative lancée en 2024 visant à promouvoir un partenariat structuré, durable et mutuellement bénéfique.
C’est la Présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni qui a, à Addis-Abeba, réaffirmé l’engagement de son pays pour le continent africain. Giorgia Meloni a affirmé vouloir bâtir « un nouveau chapitre » dans les relations avec l’Afrique et construire « un modèle de coopération fondé sur la confiance et le respect mutuel, une coopération entre égaux, loin de toute tentation prédatrice et de l’approche paternaliste ».
Rappelons que le Plan Mattei, se décline en des partenariats à long terme avec 14 pays africains dans cinq secteurs prioritaires : l’énergie, les infrastructures, l’eau et l’agriculture, l’éducation et la santé. Les projets en cours en 2025 représentent entre 1,3 et 1,4 milliard d’euros, mobilisés via le Fonds africain, le Fonds italien pour le climat et des partenariats avec des institutions comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.
La grande annonce lors de ce Sommet Italie-Afrique est le lancement d’une initiative de conversion d’une grande partie de la dette des pays africains pour financer des projets de développement dans des secteurs vitaux, notamment l’éducation, la formation professionnelle, les énergies renouvelables, ainsi que la sécurité alimentaire et hybride. Cette approche verra également l’introduction de clauses de suspension de remboursement pour les pays touchés par des événements climatiques extrêmes. Giorgia Meloni n’a pas pour l’heure, préciser les modalités concrètes du mécanisme.
S. B.



