Présidentielle 2026: Le positionnement de Romuald Wadagni commenté dans la sous-région

Le principal rival de Wadagni pour l'élection d'avril 2026 devrait être le candidat des Démocrates, la formation de l'ex-Président T. Yayi Boni.

Afriquinfos Editeur
4 Min de Lecture
Présidentielle 2026: Le positionnement de Romuald Wadagni commenté dans la sous-région
Romuald Wadagni (DR-Rfi Afrique).

Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Le choix de Romuald Wadagni comme candidat de l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et de la majorité présidentielle pour l’élection présidentielle de 2026 continue de susciter des réactions tant au Bénin qu’au-delà de ses frontières.

Parmi ces réactions, celle de l’artiste togolaise Almok a livré une réaction remarquée. Dans un message diffusé sur ses réseaux sociaux, elle a qualifié le choix de Patrice Talon de «tournant majeur dans l’histoire politique du Bénin». Selon elle, confier la relève à Romuald Wadagni est un acte «audacieux, réfléchi et profondément tourné vers l’avenir».

«Ce signal fort en faveur de la relève, de l’innovation et de la compétence mérite d’être salué. Il témoigne d’un patriotisme lucide et d’un sens élevé des responsabilités, que bien de dirigeants gagneraient à méditer. Et pendant ce temps… au Togo, l’histoire semble encore hésiter à s’écrire autrement», écrit-elle. À travers cette comparaison implicite, Almok interpelle la classe politique de son propre pays.

En tant que président du plus grand parti de la majorité présidentielle au Bénin, l’UPR, Me Joseph Djogbénou passait pour l’un des prétendants les plus sérieux pour représenter la formation politique à la présidentielle d’avril 2026. Mais le choix du parti et de son frère siamois, le Bloc républicain (BR), s’est porté sur la personne du ministre des Finances, Romuald Wadagni.

Dans un message solennel, Joseph Djogbénou a rappelé que Romuald Wadagni est désormais «le candidat de chacun de nous». Avant d’ajouter: «Il est mon candidat».

L’annonce de la candidature de Romuald Wadagni, désormais adoubé par l’UPR et le BR, repositionne le débat politique national. Plus qu’une compétition interne, l’enjeu devient celui de l’adhésion populaire à une transition générationnelle et à un projet économique de long terme. En se ralliant publiquement au candidat désigné, Joseph Djogbénou apporte une légitimité supplémentaire à Romuald Wadagni et renforce l’image d’un camp présidentiel soudé.

Quant aux échos au-delà des frontières, ils confirment que l’expérience béninoise est suivie de près par les pays voisins où les Transitions politiques restent un sujet sensible. L’actuel Chef de l’Etat, Patrice Talon, au pouvoir depuis 2016, a maintes fois répété qu’il ne briguerait pas de troisième mandat à la tête du Bénin, conformément à la Constitution.

Plusieurs cadres des deux partis ont précisé, sous couvert d’anonymat, que la décision avait été prise dans la nuit de samedi à dimanche, dans une réunion restreinte organisée au domicile de P. Talon.

Agé de 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme l’un des plus proches collaborateurs du Président Talon depuis son arrivée au pouvoir. Défenseur de la rigueur budgétaire et partisan pendant la Covid-19 d’une restructuration de la dette africaine plutôt que de son annulation, il a gagné la confiance des investisseurs internationaux. Depuis quelques années, Patrice Talon l’associe également aux décisions liées aux questions de défense, un secteur crucial pour ce petit pays d’Afrique de l’Ouest cible d’incursions terroristes dans sa partie septentrionale (depuis près de 5 ans).

Le principal rival de Wadagni pour l’élection d’avril 2026 devrait être le candidat des Démocrates, la formation de l’ex-Président T. Yayi Boni. Son identité n’est pas encore connue.

V. A.