Population : L’Afrique centrale invitée à réaliser une étude sur le bonus démographique

Afriquinfos Editeur
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Le responsable onusien estime que cette région est en retard sur la prise en compte en compte de cet important enjeu par rapport à l'Afrique de l'Ouest où les démographes se sont associés à l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) pour mener une telle étude qui permet d'analyser et de planifier les besoins sociaux d'une population majoritairement jeune.  

 Sur 1,8 milliards de jeunes de moins de 24 ans qui composent la population mondiale (aujourd'hui estimée à 7 milliards de personnes), près de 90% vivent dans les pays en développement, a dit à la presse Sibenaler.

 De facto, une réflexion s'impose pour "s'assurer que ces populations jeunes ne traînent pas dans les rues (…) et que ces populations soient employées, qu'il y a suffisamment de formations professionnelles pour ces populations maintenant". Bien comprendre ce qu'il faut investir dans les services sociaux aujourd'hui et pour garantir l'avenir de la population, tel est le rôle des démographes et d'une institution comme l'IFORD, selon M. Sibenaler.

En 40 ans d'existence, cet organisme a formé 850 démographes, employés dans les administrations des 23 pays membres et dans des organisations internationales comme l'UNFPA, de l'avis de ses dirigeants. Sur plus de 100 travaux de recherche, l'attention a permis de réaliser une étude majeure sur la mortalité infantile et juvénile en Afrique ainsi que des enquêtes sociodémographiques sur le SIDA dont une associée à des prélèvements sanguins en 1997, fait savoir le Pr Evina Akam, le directeur exécutif de l'organisme de recherche basé à Yaoundé. Auréolé de la reconnaissance internationale à travers notamment l'obtention en 2011 du prix d'excellence des Nations Unies pour la population, l'IFORD n'a pas cependant su vulgariser ses travaux de recherche auprès du public, reconnaît son directeur. Or, rappelle le représentant résident de l'UNFPA, "le rôle du démographe et le rôle d'un institut de formation et de recherches démographiques comme l'Iford, c'est de faire et d'assurer le lien entre la production des données, l'analyse des données et l'utilisation (par le politique) des données".  

Il a tout de même salué le mérite de l'institution d'avoir pu atteindre 40 ans. "Je ne veux pas revenir sur des exemples d'initiatives d'organismes panafricains qui n'ont pas dépassé les 5 ans ou les 10 ans." Un colloque international marquera cet anniversaire du 19 au 23 novembre à Yaoundé sous le thème "les jeunes d'Afrique : enjeux démographiques, défis sociaux et potentiel pour le développement".