Planning familial : Le Burundi appelé à s’aligner sur le modèle rwandais

Afriquinfos Editeur
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Au Rwanda, une législation nationale en vigueur exige de ne pas dépasser quatre enfants par couple familial, a affirmé mercredi à Xinhua M. Athanase Rwamo, représentant légal de ces ONG, à savoir "Œuvre humanitaire pour la Protection et le Développement de l' Enfant" (OPDE), "Association de Prise En Charge des Orphelins du Sida" (APECOS) et "Observatoire Ineza des Droits de l'Enfant au Burundi" (OIDEB).

D'après M. Rwamo, au Rwanda, un ménage qui dépasse le cap de quatre enfants est sanctionné et doit prendre en charge totalement les enfants excédant le quota légal dans les secteurs de la vie publique, notamment pour les frais scolaires et sanitaires.

"Pour le moment, au Burundi, on peut se stabiliser à quatre enfants, mais si on peut arriver à deux, tant mieux", a martelé M. Rwamo en soulignant que la référence au modèle rwandais trouve sa justification dans le fait que "les deux pays partagent des ressemblances culturelles susceptibles d'être une locomotive pour mettre en pratique une telle rigueur".

En la matière, il a recommandé de ne pas tergiverser pour un pays comme le Burundi ne disposant qu'une superficie de 27.000 km2, avec une population estimée à 8,6 millions d'habitants au dernier recensement intervenu en 2008 et qui atteindra 15 millions d'âmes en 20 ans.

En amont, a-t-il fait remarquer, il se pose une difficulté majeure de la gestion des terres à cause du phénomène d'explosion démographique et, en aval, celle de pouvoir trouver les habitations pour les nombreux ménages ainsi que celle de pouvoir les nourrir.

Le représentant légal du consortium OPDE-APECOS-OIDEB a recommandé que face à cette situation, il faut commencer dès maintenant à prendre des mesures de prévention comme remède à toutes les conséquences d'une variable démographique pouvant nuire à une population "souvent impuissante".

"Le Burundi doit absolument mener une politique nationale très sévère envers des ménages pour une limitation rigoureuse des naissances", a-t-il dit.

Pour M. Rwamo, l'ultime solution à cette problématique devrait passer par la définition d'une politique nationale de la population, suivie par la mise en place d'un cadre stratégique et accoucher par la suite un plan d'actions qui devra être suivi à partir de la petite famille à la base jusqu'à l'échelon national.