Ouverture de la Chaire Unesco en sciences de l’ingénieur à Brazzaville

Afriquinfos Editeur
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Elle a aussi pour objectif de faciliter la collaboration entre chercheurs de haut niveau, professeurs de renommée internationale de l'Université et d'institutions d'enseignement supérieur au Congo, dans la zone de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), en Afrique, en Europe, et dans d'autres régions du monde.

Au cours de la cérémonie de lancement de cette Chaire, le ministre congolais de l'Enseignement supérieur, Georges Moyen, a déclaré que celle-ci constitue un instrument idéal pour la formation locale des diplômés de niveau BAC + 5 dans les domaines techniques et technologiques.

Selon lui, cette Chaire intègre aussi bien les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), les stratégies et les activités de l'Unesco que la mise en œuvre du système  Licence-Master-Doctorat (LMD) déjà en vigueur au sein de l'Université du pays.

A cette occasion,  il a promis de veiller à ce que cette Chaire profite à l'ensemble des pays de la sous-région d'Afrique centrale pour qu'à terme, les principaux objectifs fixés soient atteints: la création d'un centre de documentation et d'information en sciences de l'ingénieur à l'Ecole normale supérieure polytechnique (ENSP);  la création d'un centre de calcul devant permettre aux chercheurs de la sous-région de travailler en réseaux afin de mutualiser les ressources informatiques et logicielles;  l'équipement des laboratoires de recherche.

Parmi les autres objectifs figurent la création d'une revue en sciences de l'ingénieur pour la vulgarisation et la diffusion des travaux de recherche des différents laboratoires et le renforcement de la vocation sous-régionale de la Chaire Unesco en vue d'accroître les échanges interuniversitaires au sein des pays d'Afrique centrale par le biais de la mobilité des étudiants et des enseignants-chercheurs.

Le fonctionnement normal de cette Chaire, a dit M. moyen,  exige la création dans un délai raisonnable, d'un dispositif de suivi et évaluation. A cet effet, il a exhorté les apprenants à cultiver le sens de l'effort afin de mériter l'espoir placé en eux et de relever le défi du développement.

Pour le représentant de l'Unesco au Congo, Abdourahamane Diallo, l'application des connaissances en ingénierie et technologie entraîne une réduction de la pauvreté, étaie et suscite le développement économique et social durable.

La nouvelle Chaire Unesco est la deuxième du genre en République du Congo, la première étant celle des sciences de l'éducation, en adéquation avec le Plan national de développement (PND),  visant une formation de qualité en harmonie avec les branches de l'économie dans la perspective de sa diversité.

Cette école ayant  pour vocation de former des ingénieurs et techniciens assermentés, continuera d'être plus que jamais, avec l'ouverture de cette Chaire, un réservoir d'employés pour les grandes entreprises industrielles du Congo, à l'instar des Société pétrolières, de la Brasserie du Congo et des Sociétés nationales d'eau et d'électricité, a fait savoir le représentant de l'Unesco.

Intervenant à cette occasion, le directeur de l'ENSP, Desiré Lilonga-Boyenga, a rappelé que sa structure est l'un des onze établissements que compte leur Alma-mater.

Créée en 1996 à la suite de la transformation stratégique de l'Ecole supérieure de l'enseignement technique opérée lors de la mise en œuvre du projet PRIMTAF de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), l'ENSP compte trois cycles de formation, à savoir le cycle ingénieur, les cycles Licence et Master institués dans le cadre du système LMD.

S'agissant des apprenants, 810 élèves étaient inscrits à l'ENSP en 2011-2012 contre 890 cette année. En termes d'extrants, l'école  a formé depuis sa création, douze promotions de techniciens supérieurs et six promotions de d'ingénieurs, ce qui représente plus d'un millier de techniciens supérieurs et plus de 140 ingénieurs formés en 16 ans.