Burkina Faso: Le chef de l’Etat Christian Kaboré préside les travaux du dialogue politique

Ouagadougou (© 2019 Afriquinfos)-Comme annoncé en avril dernier, le dialogue politique au Burkina Faso s’est ouvert ce lundi 15 juillet à Ouagadougou la capitale du pays, avec la présence du chef de l’Etat, Roch Marc Christian Kaboré qui a préside la cérémonie officielle d’ouverture des travaux.

Prévu pour prendre fin le 22 juillet 2019, ce dialogue réunit autour d’une même table les partis de la majorité et de l’opposition. Les différents sujets de discussions tourneront autour de l’organisation des élections de 2020, de la situation nationale et de la cohésion sociale.

Initiées par le président Roch Marc Christian Kaboré, ces concertations politiques s’inscrivent dans une logique d’apaisement de la vie politique burkinabè, marquée ces derniers mois par de fortes divergences entre l’opposition et le gouvernement.

L’initiative-ci fait partie relève de la volonté du président burkinabé de mettre « la question du pouvoir au second plan » pour se concentrer « sur la cohésion et l’unité de l’État ».

 Dans son discours d’ouverture, le président burkinabè s’est voulu à l’écoute des partis politiques, de la majorité comme de l’opposition, afin que ceux-ci puissent apporter « leur contribution » à la gestion du pays.

Plusieurs problématiques sensibles seront abordées lors de cette semaine d’échange, notamment la question du vote des Burkinabè de la diaspora aux prochaines élections, mais aussi « le contexte sécuritaire particulier » entourant ce scrutin. Le président Kaboré a réaffirmé sa « volonté de faire tenir des élections libres, démocratiques et transparentes sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger ».

Les travaux de cette rencontre politique seront co-présidés par le président de l’Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP), Simon Compaoré, et le Chef de file de l’Opposition politique, Zéphirin Diabré, avec pour rapporteur général, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo

Mais selon l’analyste Abdoul Karim Saidou du Centre pour la gouvernance démocratique nombre de ces questions ont déjà fait l’objet de consultations sans parvenir à des améliorations concrètes jusque-là.

V.A.