Le pouvoir militaire au Niger a déjoué ce 29 aout une mutinerie avec l’aide de son partenaire russe, après la reprise d’une importante Base militaire de la capitale Niamey, théâtre d’intenses combats dans la nuit du 28 au 29 aout 2026.
Dans le centre-ville où se trouve le Palais présidentiel, le calme était revenu en fin de matinée ce 29 aout, selon des riverains. Dans la journée de ce 29 aout, les accès à la Présidence et la Télévision nationale étaient toutefois bouclés par un fort dispositif militaire.
Et pour se rendre à la base aérienne, les deux voies d’accès étaient également bloquées, l’une par des pneus posés en travers de la chaussée. Quelques centaines de personnes ont manifesté sur une grande place de Niamey dans l’après-midi de ce 29 aout pour répondre à un appel lancé par des soutiens du régime du général Tiani.
« Vive le général Tiani », « A bas les ennemis du Niger », ou « Le Niger ne tombera pas ! », pouvait-on lire sur des pancartes. C’est la troisième fois cette année 2026 que Niamey connaît des échanges de tirs, mais en janvier et en juin 2026, il s’agissait d’attaques jihadistes visant l’Aéroport international et la Base militaire, qui avaient été repoussées en quelques heures, déjà avec l’aide d’Africa Corps pour la première d’entre elles.
Le site est sensible: entre décembre 2025 et janvier 2026, il accueillait une importante cargaison de concentré d’uranium, bloquée en attendant d’être exportée. Aucun mouvement de cette cargaison n’a été identifié depuis. Le Niger fait face depuis le milieu des années 2010 à une récurrence des violences jihadistes qu’il peine à endiguer, comme ses voisins, le Burkina Faso et le Mali.
Afriquinfos & AFP



