Niamey (© 2026 Afriquinfos)- Pas une information, pas une seule n’a été rendue publique plus de vingt-quatre jours après la disparition de Moussa Kaka. Le Directeur général de la Radiotélévision Saraounia (RTS) et ancien correspondant de RFI, n’a plus donné signe de vie depuis le 31 août 2026. De nombreuses voix s’élèvent pour demander que la lumière soit faite sur sa situation.
Jusqu’à ce mercredi 23 septembre 2026, aucun de ses proches, ni ses collaborateurs au sein de la Radiotélévision Saraounia, n’a réussi à le joindre. Moussa Kaka qui a quitté son bureau le 31 août vers 19 heures, pour regagner son domicile, est depuis introuvable. Les appels pour connaître le sort du journaliste et ancien correspondant de RFI, se multiplient. Reporters sans frontières (RSF) n’hésite pas à parler de « disparition forcée ».
Alioune Tine, fondateur du centre de réflexions Afrikajom Center, a lui, directement interpellé les autorités nigériennes : « nous demandons au président Abdourahamane Tiani – qui est à la tête d’un État qu’on considère encore, jusqu’à preuve du contraire, comme un État de droit – que toutes les actions concrètes soient prises par son gouvernement pour nous dire quand même ce qui est advenu de Moussa Kaka. Il faut qu’on sache où se trouve Moussa Kaka, quelle est la situation dans laquelle il vit. » Il poursuit : « Il est inadmissible, inacceptable, que les gens puissent disparaître. Moussa Kaka, tout le monde le connaît. C’est un journaliste professionnel. Du jour au lendemain, qu’il y ait un silence aussi long, cela nous sidère totalement et vraiment. » Alioune Tine conclut : « Nous prions le président Tiani lui-même de faire en sorte que des informations concrètes sur la vie de Moussa Kaka nous parviennent dans les meilleurs délais. »
Du côté de Niamey, c’est toujours le silence radio. La disparition de Moussa Kaka est survenue 48 heures après une mutinerie qui a secoué la capitale nigérienne. Sans aucune information officielle, on ne saurait faire le lien entre les deux évènements.
Boniface T.



