Strasbourg (© 2026 Afriquinfos)- La Coupe du monde 2026 s’est achevée le 19 juillet dernier avec le sacre de l’Espagne devant l’Argentine. La compétition a engendré une recette record estimée à 13 milliards d’euros bien au-delà des prévisions. Une information que la FIFA s’est empressée de faire connaître au grand public. Mais ce que l’instance du football mondial s’est gardée de divulguer est que la compétition a été entachée de certaines irrégularités. Un rapport du Groupe de Copenhague, un réseau international œuvrant contre la manipulation des compétitions sportives, révèle qu’au moins sept matchs du Mondial 2026, ont fait l’objet de plusieurs anomalies jugées suffisamment significatives pour déclencher des alertes et nécessiter, dans certains cas, des vérifications supplémentaires.
La Coupe du monde n’a pas été aussi « propre » que veut le faire croire la FIFA. Au terme de la compétition, le groupe de travail sur l’intégrité de l’instance a conclu « qu’aucune activité de paris suspecte ni aucun indice de manipulation n’avait été identifié dans les 104 matchs disputés pendant la compétition ». Des conclusions qu’a battu en brèche le Groupe de Copenhague, réseau international œuvrant dans le cadre de la Convention de Macolin du Conseil de l’Europe contre la manipulation des compétitions sportives.
Le Groupe qui a surveillé de près toutes rencontres du Mondial 2026 a indiqué avoir détecté des irrégularités dans sept matchs de la compétition. Ainsi 104 matchs ont été surveillés ; 15 matchs placés sous surveillance renforcée, notamment lors de la dernière journée de la phase de groupes ; 7 notices jaunes émises et 12 controverses majeures analysées au regard des risques d’intégrité.
Concrètement, le réseau fait état de sept alertes de niveau jaune. Dans son système d’évaluation à quatre niveaux, le vert correspond à une situation considérée comme normale, le jaune à une alerte faible, l’orange à une alerte élevée et le rouge au niveau de risque le plus important.
Les matchs épinglés sont notamment celui entre l’Espagne et l’Arabie saoudite, remportée 4-0 par la Roja. Un but de Ferran Torres annulé par la VAR après plus de 3 min de vérification ; un autre match de l’Espagne contre le Cap-Vert aurait également attiré l’attention du Groupe de Copenhague en raison de mouvements inhabituels sur les marchés de prédiction. Un carton rouge reçu par le Sud-Africain Themba Zwane à la 84e minute du match d’ouverture de sa sélection face au Mexique ainsi que l’expulsion de l’international américain Folarin Balogun puis l’annulation de son carton rouge, figurent également parmi les épisodes ayant suscité des interrogations.
Ces révélations du Groupe de Copenhague ne signifient pas forcément que ces matchs ont subi des manipulations ou des trucages liés aux paris sportifs. Reste désormais à déterminer si ces anomalies trouveront des explications ordinaires liées au fonctionnement complexe des marchés de paris ou si certaines d’entre elles justifieront des investigations plus poussées.
S.B.



