Dakar (© 2026 Afriquinfos)- La France et l’Argentine, finalistes de la dernière édition de la Coupe du monde ont brillé pour leur début dans le Mondial 2026. Des victoires sans appel respectivement face au Sénégal (3-1) et à l’Algérie (3-0). Mais de l’avis de nombreux observateurs, ces deux sélections africaines qui ont durant ces confrontations tenus tête à leurs adversaires, pouvaient mieux faire. Mais les changements tactiques opérés par la France et l’Argentine ont fait la différence.
Les Lions, solides mais trop juste face à des Bleus efficaces
Opposés à de solides Sénégalais, les Bleus se sont imposés 3 buts à 1 pour leur entrée dans la Coupe du Monde 2026. Tenus en échec pendant la première mi-temps, par les Lions de la Téranga, c’est en deuxième mi-temps que Kylian Mbappé et ses coéquipiers se sont réveillés.
C’est Didier Deschamps qui a pris les choses en main pour changer le cours de la rencontre.
Le technicien français a notamment repositionné Michael Olise sur le flanc gauche. Le joueur du Bayern Munich a relancé la dynamique française, apportant la lucidité et la créativité qui manquaient cruellement au jeu tricolore.
Ce retour en forme s’est concrétisé par l’ouverture du score par Kylian Mbappé à la 66ème min. Coaching payant à la 82ème. À peine entré en jeu, Bradley Barcola a inscrit le but du break, avant que Kylian Mbappé n’enfonce le clou en toute fin de partie quelques minutes après une réduction signée Ibrahim Mbaye.
L’Argentine et Messi, trop forts
Autre confrontation d’une équipe africaine et autre bataille tactique. Le face-à-face Argentine-Algérie a révélé l’écart entre les deux formations. Une victoire 3 buts à 0 des Argentins avec un Messi des grands jours. Si la supériorité technique du champion du monde en titre n’est contestée par personne, de nombreux observateurs estiment que l’ampleur du revers trouve également son origine dans les nombreuses insuffisances défensives et défaillances tactiques affichées par la sélection algérienne tout au long de la rencontre. Dès les premières minutes, l’Algérie a semblé en difficulté dans l’organisation de son bloc. Les espaces laissés entre les lignes, les problèmes de couverture dans l’axe et le manque de coordination au milieu de terrain ont offert à l’Argentine des conditions idéales pour imposer son rythme.
Cette victoire argentine, c’est aussi celle du sélectionneur Lionel Scolani face à Vladimir Petkovic qui reconnait que les Algériens représentaient un danger permanent : « L’Algérie possède une bonne sélection. Elle nous a obligés à rester appliqués du début à la fin ».
Les Aigles de Carthage, s’ils veulent accéder au tour suivant, devront montrer plus de discipline tactique face à la Jordanie et à l’Autriche, leurs prochains adversaires dans ce Mondial.
S.B.



