Mondial 2026/Côte d’Ivoire: Rois d’Afrique 2023, les Éléphants en quête d’un premier exploit majeur

Le format à 48 équipes, avec huit meilleurs troisièmes repêchés, transforme la donne: quatre points devraient suffire à se qualifier, et trois pourraient même ouvrir la porte des seizièmes, selon les autres groupes.

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Mondial 2026/Côte d'Ivoire: Rois d'Afrique 2023, les Éléphants en quête d'un premier exploit majeur
Les Eléphants de Côte d'Ivoire (DR, ami-sportif.com)

Washington (© 2026 Afriquinfos)- Après douze ans d’absence, la Côte d’Ivoire retrouve la Coupe du monde pour la quatrième fois de son histoire. Un retour qui sonne comme une revanche pour une nation devenue référence continentale, triple Championne d’Afrique (et dont le dernier sacre remonte à début 2024, à domicile), mais qui n’a jamais franchi le premier tour d’un Mondial depuis sa 1ère participation en 2006. Le paradoxe résume à lui seul l’enjeu de 2026.

Le poids des rendez-vous manqués

L’histoire ivoirienne en Coupe du monde est celle d’une série de tirages cruels et d’éliminations au goût d’inachevé. En 2006, pour une première participation, les Éléphants ont hérité d’une poule redoutable avec l’Argentine et les Pays-Bas.

En 2010, ils tombent sur le Brésil et le Portugal. En 2014, dans un groupe enfin plus équilibré -Colombie, Japon, Grèce-, la qualification semblait à portée, avant un penalty encaissé à la 93e minute face à la Grèce, l’adversaire jugé le moins dangereux. Une élimination qui demeure, plus d’une décennie après, un traumatisme dans l’opinion ivoirienne où le nom de l’auteur de la faute n’a pas été oublié.

Ces désillusions sont d’autant plus amères qu’elles ont frappé une génération considérée comme la plus forte de l’histoire du pays: Drogba, les frères Touré, Eboué, Zokora, Kalou. Une «génération dorée» qui aura régné sur le continent sans jamais convertir son talent sur la scène mondiale.

La stabilité retrouvée, clé du renouveau

L’absence aux Mondiaux 2018 et 2022, alors même que le pays a remporté la CAN 2015, s’explique en partie par une instabilité chronique sur le banc, faite de changements à répétition: de sélectionneurs. C’est précisément cette donne qu’Emerse Faé a inversée.

Promu en cours de CAN 2023 après un premier tour catastrophique, il a mené l’équipe au titre dans un scénario invraisemblable, puis a décroché la qualification mondiale de haute lutte.

Son apport tient autant à ses résultats qu’à ce qu’il incarne: premier sélectionneur de l’histoire ivoirienne à disputer deux CAN consécutives, il a installé une continuité dont la sélection était privée. Le parallèle est dressé avec les grandes nations qui performent grâce à la durée, le Sénégal et la longévité d’Aliou Cissé en tête.

Cette stabilité doit aussi au soutien d’une Fédération (FIF) qui n’a pas cédé aux appels à la démission, là où la pression de l’opinion provoque ailleurs des changements précipités.

Un réservoir offensif pléthorique, une efficacité à prouver

La force de cette Côte d’Ivoire réside dans l’abondance de talents offensifs. Sur les ailes, le choix est vertigineux: Diomandé, révélation évaluée à 75 millions d’euros et décisif à Leipzig, Adingra de retour en forme avec son temps de jeu retrouvé, sans oublier Amad Diallo, Pépé ou le jeune Bazoumana Touré. Devant, les options se multiplient également. Et la sélection pourrait s’étoffer encore après Mondial 2026, selon l’issue de certains dossiers de naturalisation sportive.

Mais l’abondance ne garantit pas le rendement ! Le talon d’Achille identifié lors de la CAN 2025 était précisément le manque d’efficacité devant le but, malgré un potentiel déjà réel. Face à des adversaires d’expérience et dans des matchs qui s’annoncent fermés, l’enjeu ne sera pas tant de produire un festival que de concrétiser les rares occasions.

Une ossature solide autour d’un capitaine emblématique

L’équipe s’appuie sur Franck Kessié, devenu le cadre et le leader de la sélection. Avec plus de 100 titularisations en sélection, vainqueur de la Ligue des Champions asiatique, pur produit du football local, il a connu critiques et contestations, jusqu’à des appels au boycott liés à ses performances en club, sans jamais perdre son statut.

Sa solidité mentale en fait une figure capable de tirer son épingle du jeu sur ce grand rendez-vous 2026. Derrière, la défense, emmenée par des éléments comme Kossounou, a démontré sa fiabilité.

Une qualification quasi impérative, et ensuite?

Le tirage place la Côte d’Ivoire face à l’Équateur, à l’Allemagne et à Curaçao. L’Équateur, peu médiatique mais très solide et tactique, et révélation des éliminatoires de la zone sud-américaine, et l’Allemagne, constituent les deux gros morceaux.

Curaçao qui découvre le Mondial apparaît comme l’adversaire le plus abordable, au regret de débuter par les deux favoris plutôt que par lui.

Le format à 48 équipes, avec huit meilleurs troisièmes repêchés, transforme la donne: quatre points devraient suffire à se qualifier, et trois pourraient même ouvrir la porte des seizièmes, selon les autres groupes.

La sortie de poule est donc attendue comme un minimum, presque une obligation au pays ! Cela dit, les Eléphants ont souvent eu du mal au démarrage avant d’être capable de se transcender.  L’objectif affiché vise au moins un huitième de finale, sans s’interdire d’aller plus haut. L’exemple du Maroc en 2022 nourrit d’ailleurs l’ambition de l’ensemble des nations africaines pour ce Mondial nord-américain où le continent se présente en force. Avec 10 sélections.

Pronostic Afriquinfos : Qualification en 16è de finale au titre de meilleurs troisièmes : Equateur: D, Allemagne: D, Curaçao: V. 3 points

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