"Pour l'instant, je n'ai aucune déclaration à faire, le gouvernement n'a rien à dire. Cette vidéo vient d'être découverte par le monde entier", a déclaré à Xinhua le ministre Tchiroma Bakary joint lundi soir à Yaoundé.
Dans la vidéo postée sur le réseau YouTube, Boko Haram, une organisation terroriste connue pour ses attentats meutriers au Nigeria, s'adresse aux autorités camrerounaises en leur demandant de libérer les islamistes détenus au Cameroun. La même demande est faite au gouvernement nigérian, appelé à son tour de libérer les femmes prisonnières proches de la secte.
Les sept otages français, trois adultes et quatre enfants d'une même famille, avaient été enlevés le 19 février près de Dabanga, une localité camerounaise à la frontière entre les deux pays, puis conduits au Nigeria.
La vidiéo postée lundi montre le chef de famille, Tangui Moulin-Fournier, un employé de la compagnie GDF Suez au Cameroun, lisant un message écrit dans lequel il confirme leur kidnapping par le mouvement terroriste, sous son nom arabe Ahlu Sunna Lidda'awati Wal.
Jusque-là, cet enlèvement n'avait pas été revendiqué et l'identité des ravisseurs demeurait inconnue.
L'authenticité de la vidéo reste à confirmer et on ne sait pas non plus quand elle a été tournée.
D'après des sources concordantes, les sept otagtes, qui venaient de visiter le parc naturel de Waza dans la région de l'Extrême-Nord, un site touristique très pisé, avaient été enlevés par des hommes armés à bord de plusieurs motos.
C'est la première fois qu'un tel acte est déclaré dans cette partie du Cameroun. Les autorités de Yaoundé ont annoncé le renfrocement des mesures de sécurité au profit des expatriés et des ressortissants français en particulier.


