Se marier n’est pas cadeau

Afriquinfos Editeur
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Se marier dans la capitale coûte les yeux de la tête. Comme partout ailleurs dans le monde, surtout en milieu urbain, il faut avoir une bourse garnie, les reins solides et ne rien laisser au hasard. Il faut penser à louer pléthore de véhicules. Un, le plus luxueux de tous, pour les futurs époux. Un autre pour la belle-famille, un autre encore pour les proches parmi les proches.

Il faut également penser à assurer le déplacement des parents et de la famille élargie venus de l’intérieur du pays, ne pas oublier de quoi régler l’indispensable photographe-cameraman, la nourriture, les boissons, prévoir de quoi payer la chorale, les frais de communication et de transport de ceux qui profitent de l’occasion pour visiter Bujumbura à peu de frais. Bien entendu, il ne faut pas oublier la salle de réception, laquelle doit être assez spacieuse pour accueillir tout le monde, assez belle et décorée pour épater les invités. 

Convoler en justes noces dans la capitale est une occasion rêvée pour le marié de montrer qu'il est un gros bonnet, un « modèle de réussite » admirés des amis et des parents, surtout de ceux qui débarquent de leur campagne. Il faut donc assurer. Porter beau l’habit, soigner la toilette de la future épouse, ne pas oublier que la maman, la belle-mère et les tantes doivent se parer du meilleur imvutano, sorte de sari à la burundaise.

La fête durant trois jours, il faut prévoir un budget conséquent.Pour éviter tout désagrément et souci financier, après la fête, il est préférable de célébrer le mariage et la « levée de voile » le même jour. Quitte à enfreindre la tradition qui prescrit deux cérémonies distinctes.