Mali: Les FAMa promettent du feu aux occupants jihadistes de Kidal depuis fin avril 2026

L'Armée malienne a mené plusieurs frappes aériennes dans la nuit de mercredi à ce 14 mai à Kidal (nord du Mali) et prévient que ses "frappes vont s'accentuer" sur cette ville contrôlée par les rebelles touareg et leurs alliés du JNIM.

Afriquinfos Editeur
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Un combattant de la rébellion indépendantiste du Front de libération de l'Azawad (FLA) inspecte un cratère causé par une frappe aérienne de l'Armée malienne, le 14 mai 2026 à Kidal, dans le nord du Mali.
Un combattant de la rébellion indépendantiste du Front de libération de l'Azawad (FLA) inspecte un cratère causé par une frappe aérienne de l'Armée malienne, le 14 mai 2026 à Kidal, dans le nord du Mali.

L’Armée malienne a mené plusieurs frappes aériennes dans la nuit de mercredi à ce 14 mai à Kidal (nord du Mali) et prévient que ses « frappes vont s’accentuer » sur cette ville contrôlée par les rebelles touareg et leurs alliés jihadistes du JNIM depuis fin avril 2026, a-t-on appris auprès de l’Armée et de témoins.

Au moins quatre frappes aériennes ont été menées dans la nuit, causant des dégâts matériels, a décrit ce 14 mai à l’AFP un témoin à Kidal ayant requis l’anonymat. Une frappe a détruit une maison près d’un ancien marché de la ville, et une autre a créé un cratère à l’intérieur de la vaste cour du gouvernorat de Kidal, selon ce témoin. « Nous ciblons des cibles précises. Nous avons notre stratégie. Dans les jours à venir, les frappes vont s’accentuer », a déclaré jeudi à l’AFP un officier au poste de commandement officiel de l’Armée malienne à Mopti (centre du Mali).

Des motocyclistes devant une maison détruite par une frappe de l'armée malienne, le 14 mai 2026 à Kidal, dans le nord du Mali
Des motocyclistes devant une maison détruite par une frappe de l’armée malienne, le 14 mai 2026 à Kidal, dans le nord du Mali.

 Kidal, ville stratégique du nord du Mali, était anormalement calme jeudi matin et très peu de véhicules circulaient, a indiqué le témoin, disant avoir entendu nombre de véhicules quitter la ville dans la nuit. Le Mali est dans une situation sécuritaire et en proie à l’incertitude après les attaques coordonnées sans précédent menées les 25 et 26 avril par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM, allié à Al-Qaïda) et la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA) contre des positions stratégiques du pouvoir de Bamako.

Vue générale d'un cratère causé par une frappe aérienne menée par l'Armée malienne le 14 mai 2026 à Kidal, ville stratégique du nord du Mali tombée sous le contrôle fin avril d'une rébellion indépendantiste touareg alliée aux jihadistes du JNIM.
Vue générale d’un cratère causé par une frappe aérienne menée par l’Armée malienne le 14 mai 2026 à Kidal, ville stratégique du nord du Mali tombée sous le contrôle fin avril d’une rébellion indépendantiste touareg alliée aux jihadistes du JNIM.

Lors de cette offensive, la rébellion et le JNIM ont pris le contrôle de Kidal, plus grande ville du Nord, après de violents combats. Le FLA, rébellion indépendantiste à dominante touareg également composée de communautés arabes, revendique le territoire de l’Azawad, dans le nord du Mali. La rébellion a annoncé son intention de conquérir les grandes villes du nord du Mali. Peuple historiquement de nomades répartis entre plusieurs États – Mali, Niger, Algérie, Libye et Burkina Faso -, les Touareg mènent depuis des décennies des luttes armées contre leur « marginalisation », en particulier autour de la ville-clef de Kidal.

L’Azawad, tel que revendiqué par le FLA, désigne un vaste territoire situé dans le nord du Mali qui correspond aux régions administratives de Kidal, Gao, Ménaka et Tombouctou.

© Afriquinfos & Agence France-Presse