Antananarivo (© 2026 Afriquinfos)- La Présidence Malgache vient d’annoncer de nouvelles menaces visant Michaël Randrianirina. Cinq drones thermiques « ont été aperçus en train de survoler la résidence du Président », à Antananarivo dans la nuit du dimanche 12 au 13 avril, a affirmé ce 15 avril, Harry Laurent Rahajason, Directeur de la Communication auprès de la Présidence de la Refondation à Madagascar. C’était au cours d’une conférence de presse.
«Un fait qui confirme les menaces d’assassinat contre le Président de la Refondation et son épouse. (…) Nous privilégions plusieurs hypothèses qui expliquent ce projet d’attentat à la vie du Chef de l’Etat, notamment l’ingérence de certaines forces étrangères pour la protection d’intérêts particuliers», a-t-il soutenu.
Selon toujours ses explications, ces différentes menaces pourraient être liées à la décision du Gouvernement d’instaurer un État d’urgence énergétique à Madagascar depuis le 07 avril dernier, tout comme l’annonce par les Autorités d’une coopération ouverte à d’autres opérateurs pétroliers. Notamment russes et qataris, pour l’approvisionnement en carburant.
Il s’agit de la troisième déclaration officielle affirmant une tentative d’assassinat contre le Président de la Refondation. 11 personnes avaient déjà été placées en détention provisoire et deux autres suspects sont activement recherchés pour tentative d’assassinat contre le Président et tentative de coup d’État, selon Rakotoniaina Narindra Navalona, Procureure générale près du tribunal de première instance d’Antananarivo, le 02 avril.
Par ailleurs, le Directeur de la Communication de la Présidence de la Refondation affirme également que des renseignements généraux ont permis de confirmer une tentative d’incendier l’Assemblée nationale, le samedi 18 avril prochain. Les membres de la Gen Z avaient annoncé la tenue d’une nouvelle manifestation à cette date.
Le Président et le gouvernement de la Refondation sont vivement critiqués. Suite à la manifestation de la Gen Z, en fin semaine dernière, 6 membres ont été placés en garde à vue. Une marche de soutien, aux prévenus, est organisée samedi. La société civile, dans un communiqué, a qualifié les arrestations « d’arbitraires ».
Des arrestations au sein des membres de la Gen Z
Quatre membres de la Gen Z sont en garde à vue, deux autres sont hospitalisés à la suite de leurs arrestations musclées. Ces interpellations seraient dues, selon la justice, par l’implication probable des mis en cause dans les récentes tentatives d’atteinte à la sûreté de l’État.
Ce coup de force des dirigeants, issus pour nombre d’entre eux de l’armée malgache, a été vivement critiqué, par les représentants de plusieurs associations de la société civile dans un communiqué publié mercredi. Outre la dénonciation des arrestations, qu’ils qualifient « d’arbitraires« , les rédacteurs dénoncent les atteintes à « la liberté d’expression et la liberté de manifestation ». Pour eux leur « leur remise en cause fragilise non seulement l’État de droit, mais aussi les fondements de la cohésion nationale », écrit Madagascar-Tribune.
La tension est devenue palpable en fin de semaine dernière, quand, le Président informé de la marche organisée par la Gen Z avait fustigé les meneurs, les accusant d’être payés par des opposants au nouveau régime. Cette déclaration et les arrestations ont jeté le trouble dans l’opinion publique.
Depuis, les relations entre les jeunes manifestants et le pouvoir se sont encore dégradées. L’organisation d’une nouvelle marche, ce samedi 18 avril 2026, a accentué les tensions.
Dans un communiqué, le ministre des Forces armées, le Général Ely Razafitombo, déclare : « Nous invitons ceux qui ont l’intention de semer des troubles à cesser leurs manœuvres et exhortons ceux qui souhaitent s’exprimer, à le faire dans la sérénité ». Dans ce texte, le membre du gouvernement de la Refondation, déplore « des velléités de perturbations de la vie nationale ainsi que de renversement des institutions actuellement en place », avant de reprendre les termes juridiques souvent évoqués ces derniers jours, « des idées prônant la division et portant atteinte à la souveraineté ainsi qu’à l’unité nationale sont également véhiculées« , écrit 2424.mg.
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