Hanovre (© 2026 Afriquinfos)- Le Président Brésilien a exhorté son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa à participer au prochain sommet du G20. Luiz Inácio Lula da Silva s’exprimait au plus grand salon mondial de l’industrie manufacturière à Hanovre (Allemagne), auquel il était l’invité d’honneur.
Luiz Inácio Lula da Silva a exhorté le Président Cyril Ramaphosa à participer au prochain sommet du G20, malgré les tensions diplomatiques entre Pretoria et Washington.
‘’Tout d’abord, j’ai dit cette semaine à (Cyril) Ramaphosa, le président sud-africain, que les États-Unis n’ont pas le droit d’empêcher un membre fondateur du G20 de participer au G20. Eh bien, j’ai dit à Ramaphosa qu’il devait assister au G20. Il doit y assister ; il ne peut pas ne pas y aller simplement parce que Trump a dit qu’il ne le veut pas le voir. Il devrait y aller aujourd’hui, et c’est un membre fondateur.’’
C’est sur sa plateforme Truth Social que Donald Trump annonçait en novembre 2025, que sur ses instructions, l’Afrique du Sud ne recevrait pas d’invitation pour la réunion du G20 en 2026 à Miami. Une déclaration qui a suscité l’indignation à la présidence sud-africaine.
Pretoria de son côté entend toutefois continuer à participer en tant que membre du G20. Dans un communiqué, le bureau du président l’avait assuré : « l’Afrique du Sud est un membre indépendant et à part entière du G20″, les autorités précisent par ailleurs qu’il s’agit d’un « État constitutionnel souverain et démocratique et n’accepte aucune insulte de la part d’autres pays« .
L’Afrique du Sud a transmis le 25 novembre la présidence du G20 aux États-Unis lors d’une cérémonie discrète au ministère des Affaires étangères, et le 1er décembre, Washington a annoncé prendre la présidence annuelle du groupe des pays du G20, succédant à l’Afrique du Sud, en effaçant toute référence à ce pays sur leur site.
En décembre 2025, le porte-parole de la présidence sud-africaine Vincent Magwenya a déclaré que Pretoria se retirerait de la série de réunions de 2026 et reprendrait sa participation lorsque le G20 serait confié à la Grande-Bretagne dans un an. « Pour l’instant, nous faisons une pause commerciale jusqu’à ce que nous reprenions la programmation normale« , a indiqué Magwenya sur les réseaux sociaux.
L’origine des griefs entre Donald Trump et Pretoria
A l’origine des tensions entre Donald Trump et les autorités sud-africaines, des accusations de « persécution » contre la minorité blanche, ce que Pretoria qualifie de « désinformation« . Mais le président républicain a de nouveau réitéré ces accusations.
C’est dans ce contexte que les États-Unis ont boycotté le sommet du G20 de cette année, qui s’est tenu les 22 et 23 novembre dans la métropole économique sud-africaine de Johannesburg. Une réunion néanmoins jugée fructueuse par les autres pays du G20 et qui a « réaffirmé l’importance du multilatéralisme« , selon le communiqué du bureau du président sud-africain.
V.A.



