Dakar (© 2026 Afriquinfos)- Détenu avec son épouse depuis le coup d’État du 26 juillet 2023, Mohamed Bazoum n’est pas oublié par ses proches et soutiens. Le vendredi 2 janvier 2026, le Collectif international pour la libération du président Mohamed Bazoum s’est réuni à Dakar au Sénégal, pour à nouveau, lancer un appel solennel à la communauté internationale pour la libération de l’ancien chef de l’État nigérien.
Le collectif international pour la libération du président Mohamed Bazoum déplore le maintien en détention qui dure depuis 29 mois de l’ancien président et de son épouse. Pour les membres dudit Collectif, « 2026 ne doit pas être une troisième année de captivité, mais celle de la liberté et du pardon ».
« Depuis plus de 29 mois, notre frère nigérien, le président Bazoum Mohamed, et son épouse sont détenus par la junte militaire de son pays. Ils sont séquestrés, isolés, privés de liberté sans procès, otages d’une junte militaire qui s’est emparée du pouvoir par la force des armes », a dénoncé le collectif.
Le collectif appelle à une mobilisation de la Communauté internationale, à commencer par celle des dirigeants africains. A cet effet, des lettres ont également été adressées aux Nations unies, à l’Union africaine, à l’Union européenne, à la CEDEAO, ainsi qu’à l’ancien président américain Barack Obama, afin de favoriser une implication internationale accrue. Le collectif a recueilli plus de 3 000 signatures de personnalités africaines et internationales. Parmi les signataires figurent d’anciens chefs d’État, dont l’ex-président français François Hollande, ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres, ministres, parlementaires, diplomates et universitaires. D’autres personnalités, encore en fonction, soutiendraient l’initiative sans pouvoir signer publiquement.
Profitant de la rencontre dans la capitale sénégalaise, le collectif a interpellé directement le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye, appelant Dakar, futur acteur clé au sein de la CEDEAO, à faire de la libération de Mohamed Bazoum une priorité diplomatique et à engager une ultime médiation africaine. Un courrier officielle a été déposé le jour même à la Présidence sénégalaise.
Présent à la tribune, Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom Center, est lui aussi monté au créneau. « Le traitement imposé à Mohamed Bazoum et à son épouse Kadidja au cours de cette vingtaine de mois rappelle tragiquement les pratiques inhumaines d’une période sombre de l’histoire de l’humanité » a-t-il déclaré. Et de préciser que « le collectif ne s’engage par dans une bataille politique, mais dans un combat pour la libération du président Bazoum Mohamed. C’est aussi une lutte pour : Combattre le mensonge, la manipulation et le populisme pour promouvoir la vérité et la démocratie ; protéger les présidents africains démocratiquement élus ». Il a en outre replacé cette détention dans le contexte plus large de la crise nigérienne. Selon lui, au-delà des enjeux sécuritaires et démocratiques, le Niger traverse une crise économique et sociale profonde. « La libération de Bazoum pourrait être un véritable bol d’air pour le dialogue, le rassemblement et la paix », a-t-il affirmé, rappelant que « la sécurité ne se règle pas seulement par les armes, mais aussi par un dialogue global ».
S.B.



