Le Président Tebboune à Berlin pour une accélération des échanges entre les deux puissances régionales 

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Le président Tebboune reçu à Berlin par le président allemand Frank-Walter Steinmeier (DR)

Berlin (© 2026 Afriquinfos) Le Président Algérien Abdelmadjid Tebboune a entamé ce 15 juillet une visite de deux jours à Berlin à l’invitation du président allemand Frank-Walter Steinmeier. Le président algérien a rencontré également des membres de la diaspora algérienne en Allemagne.

Cette visite indique un communiqué de la présidence algérienne, ‘’vient renforcer les liens d’amitié historiques et de partenariat entre les deux pays’’, et ‘’consacrer la volonté commune des deux dirigeants d’insuffler un nouvel élan aux relations de coopération bilatérale et de les élargir à des horizons plus vastes’’.

Durant cette visite, le chef de l’Etat algérien aura des entretiens avec son homologue allemand, ‘’axés sur le renforcement des liens historiques entre l’Algérie et l’Allemagne et l’exploration des voies de promotion de la coopération bilatérale dans les différents domaines d’intérêt commun, à travers la relance de la dynamique des mécanismes de coopération et leur promotion à des perspectives stratégiques plus larges’’.

Pendant sa visite, le président Tebboune a déclaré que « l’Allemagne est une grand amie de l’Algérie, et nous avons conclu avec l’Allemagne des accords, afin d’être leader, à ses côtés, dans la production de l’hydrogène vert, du gaz et de l’hélium, l’industrie automobile, la mécanique et d’autres domaines« .

Sur le plan économique, cette visite sera marquée par la tenue d’un ‘’forum économique algéro-allemand, en présence de hauts responsables et avec la participation d’hommes d’affaires et d’investisseurs des deux pays’’.

Les travaux du forum devraient être couronnés par l’annonce d’un partenariat stratégique entre les deux pays et la signature de plus de trente (30) accords dans divers domaines, notamment les hydrocarbures, les énergies renouvelables, la transition énergétique, l’industrie pharmaceutique, l’industrie manufacturière et les technologies de pointe.

Les énergies en ligne de mire

Sur le plan commercial, le volume des échanges entre les deux pays s’élève à plus de 5 milliards d’euros, avec une balance commerciale favorable à l’Algérie qui exporte vers l’Allemagne l’équivalent de 3,5 milliards, principalement le gaz naturel liquéfié (GNL). Les exportations allemandes vers l’Algérie s’élèvent à 2,1 milliards d’euros, particulièrement des machines-outils, des équipements industriels, des produits pharmaceutiques et des véhicules.

Par ailleurs, ces dernières années, les deux pays ont multiplié les efforts pour la conclusion de partenariats dans le secteur énergétique. C’est ainsi qu’un accord portant sur la mise en œuvre du projet « DigiEnR » a été signé, le 15 juin dernier, entre le ministère algérien de l’Énergie et des Énergies renouvelables et l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ).

Ce projet devra soutenir, selon les déclarations des responsables algériens, les efforts de l’Algérie visant à intégrer les énergies renouvelables au réseau électrique algérien, à travers ‘’le développement de solutions numériques destinées à la gestion des réseaux, l’amélioration des outils de planification énergétique et l’aménagement des infrastructures électriques, afin d’accueillir des capacités croissantes d’énergies propres’’.

Le projet de gazoduc « SoutH2 COrridor »

Comme l’Espagne et l’Italie, l’Allemagne cherche à diversifier ses sources d’imports d’énergies.  L’Algérie exporte déjà l’équivalent de 3,5 milliards d’euros de gaz naturel liquéfié. Une première livraison de gaz liquéfié en provenance d’Algérie est arrivée en Allemagne il y a deux semaines. Mais c’est l’hydrogène vert qui est au centre de ce partenariat.

L’hydrogène est qualifié de « vert » si l’électricité utilisée pour le fabriquer est d’origine renouvelable par exemple l’éolien ou le solaire, deux sources de production d’énergie dans lesquelles l’Algérie s’investit depuis plusieurs années, notamment avec l’aide de l’Allemagne.

Avec l’Allemagne, et l’Italie, l’Algérie développe le projet « SoutH2 Corridor » qui doit permettre l’exportation d’hydrogène vert depuis l’Algérie vers l’Allemagne, via la Tunisie, l’Italie et l’Autriche. Ce projet de gazoduc est destiné à transporter de l’hydrogène vert de l’Afrique du nord vers l’Europe.

En mai dernier, une importante délégation allemande regroupant des responsables gouvernementaux, ainsi que des représentants de grands groupes industriels et énergétiques, parmi lesquels Bosch, Siemens et VNG a effectué une visite en Algérie.

Lors de son séjour, la délégation a été reçue par les responsables du ministère des Hydrocarbures et du groupe pétrolier algérien Sonatrach. Les discussions ont porté sur les perspectives du partenariat énergétique entre les deux pays, qualifié par les deux parties de « solide » et « distingué ».

Dans le domaine des énergies renouvelables, l’Algérie a décidé d’investir 60 milliards de dollars entre 2025 et 2029.

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