L’Algérie se dédouane des accusations multiples formulées à son encontre autour du terrorisme au Sahel

Ahmed Attaf s’exprimait dans une déclaration à l’occasion de la visite en Algérie du Ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine. Il a réaffirmé «la position de l’Algérie soutenant l’unité du Mali, terre, peuple et institutions».

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L'Algérie se dédouane des accusations multiples formulées à son encontre autour du terrorisme au Sahel
Ahmed Attaf (photo, DR).

Alger (© 2026 Afriquinfos)- Malgré la grave crise diplomatique que traverse Alger et Bamako depuis plusieurs mois, l’Algérie a réagi ce 27 avril par la voix de son ministre des Affaires étrangères, suite à l’offensive des rebelles de l’Azawad et des islamistes du JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) ce 25 avril contre le pouvoir de Bamako.

Ahmed Attaf s’exprimait dans une déclaration à l’occasion de la visite en Algérie du Ministre des Affaires étrangères de la Bosnie-Herzégovine. Il a réaffirmé «la position de l’Algérie soutenant l’unité du Mali, terre, peuple et institutions».

‘’Nous réaffirmons la position claire et inébranlable de l’Algérie qui soutient avant tout l’unité du Mali, tant sur le plan territorial que sur celui de son peuple et de ses institutions’’, a affirmé le chef de la diplomatie algérienne dans une déclaration à la presse à l’occasion de la visite à Alger de son homologue de Bosnie-Herzégovine, Elmedin Konakovic.

L’Algérie, a-t-il enchaîné, ‘’rejette catégoriquement toutes les formes et manifestations de terrorisme, qui ne peuvent être ni justifiées ni tolérées, quelles qu’en soient les motivations et les causes’’. ‘’Cette position algérienne lui est dictée par son expérience amère face à ce fléau’’, a-t-il soutenu, en faisant référence au passé récent de son pays qui a lutté, durant la décennie 1990, contre la violence terroriste qui a fait plus de 150 000 morts (civils et militaires).

 Ahmed Attaf a appelé, dans la foulée,  ‘’à renforcer la cohésion nationale au sein de l’État frère du Mali’’. ‘’Car cette cohésion nationale est le meilleur rempart contre le phénomène du terrorisme, et constitue le bouclier sur lequel on peut véritablement compter pour lutter contre ce fléau avec toute l’efficacité requise’’, a-t-il insisté.

Il s’agit de la première réaction algérienne aux attaques simultanées  et coordonnées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Elles ont ciblé sept villes maliennes, dont la capitale Bamako. Dans le Nord, la ville de Kidal est passée entièrement sous le contrôle des rebelles.

L’Algérie et le Mali traversent une grave crise diplomatique qui dure depuis plusieurs mois. Elle a été aggravée par la destruction, dans la nuit du 31 mars au 1 avril 2025, d’un drone malien par l’Armée algérienne. Les autorités maliennes ont alors accusé l’Armée algérienne ‘’d’avoir abattu l’engin sur le territoire malien’’.

De son côté, le Gouvernement à Alger a affirmé que ‘’l’engin a été détruit en raison de manœuvres hostiles et de violation répétées de l’espace aérien algérien’’.

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