L’Algérie doit sauver le soldat Maghreb

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L’UMA est l’organisation économique et politique formée par la Tunisie, Algérie, Libye, Mauritanie et Maroc, cinq pays du Maghreb arabe et dont le siège est situé au Maroc à Rabat.

L'Union du Maghreb arabe a lancé en début d’année une banque d’un capital de 100 millions de dollars, pour le financement des projets d'infrastructure dans la région : « La banque financera des projets de développement, tels que les autoroutes, la promotion des nouvelles technologies et investira dans l'énergie ».

Christine Lagarde, la DG du Fonds monétaire international, a salué la création de la banque, en espérant que celle-ci créera des emplois et contribuera à accroître la sécurité dans la région.

Or, certains s’accordent à dire que les membres, qui continuent à se rencontrer périodiquement, ne mettent pas en œuvre d’actions concrètes pour intégrer l’ensemble de la région et s’introduire dans l’économie mondiale, ce qu’impose l’actuelle mondialisation.

La conclusion de cette dernière rencontre est qu’il faut davantage de coordination pour définir les politiques communes. L’un des enjeux majeurs notamment est celui des tensions au Sahel où les trafics d’armes et de drogues sévissent, et dont le Maroc ne pleut plus subir le coût du démantèlement des réseaux à lui seul.

Sur 50 000 hectares ce sont 760 tonnes de résine et 38 000 tonnes d’herbe qui sont produits, le prix d’1 kg de cannabis étant environ  20 fois supérieur à celui du blé. Cette production bien entendue envoyée vers l’Europe et passant par la frontière algérienne, permet de financer le terrorisme.

 Du 1e janvier au 30 mai dernier, ce sont 140 tonnes de cannabis qui ont été interceptés à la frontière algéro-marocaine par les services de sécurité algériens, ce qui montre l’action indispensable et concomitante de l’Algérie pour aider le Maroc et le Maghreb dans la lutte contre les transferts illicites de capitaux et la corruption.