Londres (© 2026 Afriquinfos)- Le bras de fer entre Kinshasa et Londres n’a pas duré bien longtemps. Après quelques semaines de tensions, un accord a été trouvé entre les deux parties sur le rapatriement de ressortissants congolais vivant en situation irrégulière ai Royaume-Uni.
Les menaces du 10 Downing Street ont fait effet. Le gouvernement britannique dans un communiqué a en effet indiqué que les personnes venant de RDC devaient désormais « demander un visa comme tout le monde » et menaçait Kinshasa d’un « arrêt » de la délivrance des visas, « si la coopération ne s’améliorait pas rapidement ». Londres estimait que les autorités congolaises ne coopéraient pas suffisamment pour reprendre leurs ressortissants en situation irrégulière, que le Royaume-Uni voulait expulser.
Les choses sont désormais rentrées dans l’ordre. Dans un autre communiqué publié le vendredi 6 février, le gouvernement britannique a indiqué la RDC, sous le coup de restrictions de visas pour ses ressortissants, avait accepté que Londres puisse lui renvoyer les migrants en situation irrégulière. Londres par l voix de sa ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, avait adopté un ton plutôt ferme : « Les migrants illégaux et les criminels dangereux seront désormais expulsés vers l’Angola, la Namibie et la République démocratique du Congo » avait-elle déclaré. La Namibie et l’Angola avaient pour leur part, déjà accepté en décembre de coopérer avec Londres sur le même sujet.
Shabana Mahmood insiste « Mon message est clair : si les gouvernements étrangers refusent d’accepter le retour de leurs citoyens, ils en subiront les conséquences », a-t-elle ajouté. Au total, « plus de 3 000 migrants illégaux originaires de Namibie, de RDC et d’Angola pourraient être expulsés » grâce à ces accords de coopération, ajoute le ministère.
Le Royaume-Uni a durci sa politique migratoire, face à la montée dans les sondages du parti anti-immigration Reform UK. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet 2024, a annoncé déjà expulsés 58 500 personnes. Auxquelles il faut désormais ajouter les 3000 originaires de RDC, de la Namibie et de l’Angola.
Boniface T.



