La France appuie la réforme structurante des soins sanitaires au Togo et la formation

Afriquinfos Editeur
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La France appuie la réforme structurante des soins sanitaires au Togo et la formation
Palawia Monson et l'Ambassadeur de France, Augustin Favereau (DR-La France au Togo).

Lomé (© 2025 Afriquinfos)- Le Secrétaire général pour l’administration du Ministère des Armées du Togo, Palawia Monson et l’Ambassadeur de France, Augustin Favereau, ont signé le 2 juillet dernier, une convention de partenariat pour une nouvelle Ecole diplômante des cadres en soins infirmiers et personnel de santé.

Selon cet accord, l’EPPA au Togo, ou École du Personnel Paramédical des Armées complètera le travail de l’École du Service de Santé des Armées de Lomé (ESSAL) qui forme déjà des médecins, avec l’accompagnement de la France.

L’EPPA est une nouvelle école destinée à former des professionnels de santé paramédicaux pour les forces armées togolaises. Elle s’inscrit dans le cadre de la coopération togolaise et française dans le secteur de la santé. Cet accord intervient au moment où Centres hospitaliers universitaires (CHU) de Lomé et Kara sont en cours de rénovation avec l’appui du Trésor français.

Lancé en 2024 dans le cadre du projet ELLIPSE, le programme de réhabilitation, de restructuration et de modernisation du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Kara évolue à grand pas. Selon l’exécutif togolais, cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre effective des engagements pris envers les populations, notamment en matière de santé, et d’inclusion sociale, et réitére l’importance stratégique accordée aux régions de l’intérieur dans la politique d’équité d’accès aux soins spécialisés et de réduction des vulnérabilités sanitaires.

D’un coût total de 34 milliards FCFA financé par l’Etat, la France et des partenaires techniques et financiers, le programme de transformation permettra à terme de porter la capacité du CHU à près de 400 lits, répartis entre les services de chirurgie, médecine, maternité, pédiatrie, urgences et soins intensifs.

Les travaux, concernent notamment l’édification de deux pôles techniques majeurs. D’une part, un plateau médico-technique de pointe, intégrant notamment six blocs opératoires, une unité de réanimation, un service de stérilisation centralisée, et des services d’imagerie médicale entièrement renouvelés (scanner, table télécommandée, radiologie mobile).

De l’autre, un bâtiment mère-enfant dédié aux urgences gynéco-obstétricales et pédiatriques, doté d’équipements de néonatologie modernes (couveuses, rampes chauffantes, photothérapie), de blocs obstétricaux et d’espaces d’hospitalisation adaptés aux normes de soins maternels et infantiles.

En outre, le site accueillera un village d’accompagnement, composé de 30 chambres individuelles pour les proches des patients hospitalisés, contribuant à l’humanisation des soins et à la prise en charge globale des familles. Par ailleurs, le programme intègre également une composante structurée de renforcement des capacités du personnel biomédical. Il est ainsi prévu une formation continue des ingénieurs et techniciens biomédicaux, la mise à niveau du personnel soignant à l’utilisation des nouveaux équipements de dernière génération, et l’instauration de protocoles qualité et de traçabilité, conformes aux standards internationaux.

V. A.