La Chine offre des taxis volants à l’Afrique à ces conditions commerciales….

C’est en septembre 2025 lors du 9ème Sommet de l’Aviation en Afrique, qui s’est déroulé à Kigali que le premier vol d'un taxi volant électrique sans pilote, a été réalisé avec succès.

Afriquinfos Editeur
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La Chine offre des taxis volants à l'Afrique à ces conditions commerciales....
L'EH216-S, exposé au 9è Sommet et Salon Aviation Africa à Kigali (photo, Xinhua).

Kigali (© 2026 Afriquinfos)- C’est en septembre 2025 lors du 9ème Sommet de l’Aviation en Afrique, qui s’est déroulé à Kigali que le premier vol d’un taxi volant électrique sans pilote, a été réalisé avec succès. Il s’agissait de l’EH216-S, un aéronef électrique à décollage et atterrissage verticaux (eVTOL) développé par la société chinoise EHang, le leader mondial des plateformes technologiques de mobilité aérienne urbaine (UAM). Cette première historique sur le continent marquait le début d’une expansion sur le marché africain.

Le Salon de l’Aviation en Afrique qui s’est tenu à Kigali a été le point de départ de discussions pour le développement d’une économie pour l’aviation à basse altitude sur le continent. Pour EHang, la société chinoise qui a développé la technologie de l’EH216-S, «l’immensité du territoire africain offre des opportunités uniques pour l’aviation à basse altitude, notamment dans les régions reculées et mal desservies».

L’objectif pour le constructeur chinois qui est épaulé par la China Road and Bridge Corporation (CRBC), l’entreprise d’État chinoise spécialisée dans les travaux d’ingénierie internationaux, est de conquérir le marché africain. «Le vol inaugural réussi de l’EH216-S préfigure non seulement son déploiement futur dans des applications commerciales concrètes, mais démontre également comment la mobilité aérienne peut relever les défis du transport, stimuler la croissance économique et améliorer les conditions de vie sur le continent africain. EHang s’associera à des partenaires tels que CRBC pour se développer activement sur le marché africain, en tirant parti de sa technologie de pointe en matière de drones et de sa solide expérience des applications à basse altitude, et explorer conjointement un modèle de développement de la mobilité aérienne adapté à la région africaine», peut-on lire sur le site web d’EHang.

Déjà à Kigali en septembre dernier, Lu Rucheng, ingénieur en chef d’EHang, annonçait la couleur : «Ce vol signifie que nous commençons nos opérations commerciales sur un nouveau continent». «Dès le Sommet Aviation Africa, EHang poursuivra son dialogue avec les compagnies aériennes, les aéroports, les autorités de l’aviation civile, les organisations sectorielles et les professionnels de l’aviation africains, afin d’explorer des modèles innovants et de proposer des solutions favorisant le développement des transports, de la logistique, du tourisme et d’autres secteurs en Afrique, et contribuant ainsi à l’essor de l’aviation civile mondiale», a-t-il ajouté. 

Sa société prévoit en effet de déployer en Afrique ses technologies pour le tourisme, le fret, la sécurité, la lutte anti-incendie, l’agriculture de précision et les spectacles de drones coordonnés (impliquant jusqu’à 1.000 appareils).

L’EH216-S nécessite 90 minutes de charge pour une autonomie de 30 kilomètres et un temps de vol d’environ 25 minutes. Les autorités rwandaises ont elles, marqué leur intérêt pour le déploiement de ces taxi-volants sans pilote. Le ministre des Infrastructures, Dr Jimmy Gasore, a exprimé l’engagement de son pays à adopter de nouvelles solutions de transport, soulignant que ce vol sert de point de référence pour la mise en place d’un cadre réglementaire sûr et avancé en matière de mobilité aérienne au Rwanda. La réduction des embouteillages, la desserte des zones difficiles d’accès et la connexion entre les communautés, sont mises en avant.

Boniface T.