LOME (© 2026 Afriquinfos)- Les «4es Assises africaines de dermatologie» se sont tenues ces 14 et 15 septembre 2026 à Lomé (capitale du Togo). Organisées conjointement par la Fondation Pierre Fabre et la SOTODERM (Société togolaise de dermatologie et des infections sexuellement transmissibles), cette rencontre continentale a réuni des dermatologues, médecins généralistes, chercheurs, acteurs de la santé publique, Organisations non-gouvernementales et partenaires institutionnels.
Pendant deux jours, les participants venus de plusieurs pays du continent africain et d’Occident ont fait des échanges scientifiques autour du partage des connaissances, d’expertises et des pratiques adaptées aux réalités du terrain. L’objectif de ces échanges a été permanemment de contribuer au renforcement durable de la prise en charge des maladies de la peau «communément appelées dermatoses».
Renforcer coopération et compétences
Ces «4es Assises africaines de dermatologie» ont encouragé la collaboration entre dermatologues, médecins généralistes, chercheurs, institutions de santé et partenaires internationaux. La rencontre visait également de contribuer à la structuration d’un réseau panafricain de dermatologie et de dermato-pathologie, de favoriser les collaborations Sud-Nord et Sud-Sud, et de renforcer les compétences des professionnels de santé locaux grâce à la formation et au partage d’expertises.
La promotion de la recherche clinique africaine et la valorisation des données issues du terrain figurent ont été au cœur des échanges. Les organisateurs de cette grand-messe scientifique ont en outre souhaité promouvoir entre spécialistes «une prise en charge holistique et centrée sur le patient» d’une dermatose.
«Soigner la peau, c’est soigner la personne dans toutes ses dimensions», a défendu le ministre Jean-Marie Tessi
Ouvrant solennellement les travaux de ces «4es Assises africaines de dermatologie» ce 14 septembre 2026, le ministre togolais de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi, a rappelé «l’importance de la peau dans la santé et la vie sociale des individus». «La peau, au-delà d’être une enveloppe, elle est à la fois un organe essentiel, le reflet de notre état de santé et marqueur visible de notre identité»,a souligné le ministre Tessi.
Pour lui, «soigner la peau, c’est soigner la personne dans toutes ses dimensions, restaurer sa santé, sa confiance, sa dignité».Car une affection cutanée pourrait, en effet, être à l’origine de douleurs, mais aussi d’exclusion, de stigmatisation et d’une profonde détresse psychologique. Jean-Marie Tessi a par ailleurs fait observer que la tenue de ces «Assises 2026» intervient à un moment décisif, marqué par l’engagement du Togo en faveur de la couverture sanitaire universelle.
Et de souligner dans ce sens qu’il ne saurait y avoir de couverture sanitaire véritablement universelle si certaines pathologies, certaines populations ou certains territoires demeurent en marge de l’accès à des soins de qualité.
Fondation Pierre Fabre, un partenaire engagé au Togo !
Les «Assises 2026 de Lomé» s’inscrivent dans le prolongement des actions menées par la Fondation Pierre Fabre au Togo depuis 1999, comme dans plusieurs autres pays émergents du Sud.
Guidée par le triptyque «soigner, former, innover», le partenaire français, Fondation Pierre Fabre intervient notamment pour améliorer l’accès aux médicaments et aux soins de qualité dans les pays à revenus limités et dans les contextes de crise.
Elle développe ses actions en synergie avec les autorités sanitaires et les acteurs nationaux comme les Universités, les hôpitaux et les OSC (Organisations de la Société civile). Ces partenaires bénéficient d’un accompagnement financier, technique et scientifique inscrit dans la durée de cette Fondation.
«La Fondation Pierre Fabre a choisi, de manière désintéressée, indépendante et dans un but strictement humanitaire, de développer son expertise et ses actions en s’adressant en priorité aux pathologies et sujets de la santé mondiale insuffisamment pris en compte. Comme la qualité des médicaments, la drépanocytose ou les maladies de la peau», a détaillé à Lomé ce 15 septembre Béatrice Garrette (Directrice générale de la Fondation Pierre Fabre).
Des actions concrètes sur le terrain depuis 1999 au Togo
Cette vision se traduit déjà par plusieurs initiatives mises en œuvre au Togo. La Fondation Pierre Fabre accompagne à titre d’exemple les PAA (Personnes atteintes d’albinisme), soutient le Centre de traitement de la drépanocytose de Lomé à travers des dons d’équipements. Ou encore contribue à la formation des personnels hospitaliers dans la prise en charge des patients atteints de dermatoses.
L’un des acquis majeurs dans cette pléiade d’activités au Togo est l’opérationnalisation de la télémédecine, notamment la télédermatologie rendue effective en 2018. Cette innovation technologique a contribué à faciliter l’accès aux soins en réduisant certaines barrières physiques et géographiques. Les médecins Pananwé Kassang et Raymond Barruet de la SOTODERM, témoignent de cet engagement de la Fondation Pierre Fabre à leurs côtés sur le terrain.
Docteurs Pananwé Kassang & Raymond Barruet (de la SOTODERM)en sont des témoins palpables.Prenant la parole pour son mot de bienvenue à la faveur de l’ouverture des travaux des Assises de Lomé, le président de SOTODERM, Dr R. Barruet n’a pas manqué de congratuler la Fondation Pierre Fabre pour son engagement aux côtés des populations vulnérables du Sud en général et celles du Togo en particulier. «Grâce à la Fondation Pierre Fabre, la SOTODERM a pu réaliser 07 campagnes de consultations foraines de 2019 à 2023, consulté 1.362 personnes atteintes d’albinisme», a détaillé Dr Raymond Barruet.
Vers une dermatologie africaine davantage structurée
À travers ces «4es Assises africaines» tenues à Lomé, les acteurs de la dermatologie d’Afrique et d’ailleurs ont aussi œuvré pour renforcer les passerelles entre expertise médicale, recherche, formation et santé publique. Au-delà des échanges scientifiques, la rencontre de Lomé a posé pour ce faire les bases d’une coopération africaine plus forte afin de mieux répondre aux besoins des populations confrontées aux maladies de la peau.
Cette dynamique engagée devrait ainsi contribuer à faire de la dermatologie un volet pleinement intégré aux politiques publiques de couverture sanitaire universelle sur le continent.
Edem G. & P. T.



