Athènes (© 2026 Afriquinfos)- En vacances en Grèce officiellement depuis le 03 aout 2026, le Chef de l’Etat guinéen, Mamadi Doumbouya, a donné des nouvelles autour de son repos personnel et de sa famille nucléaire le 6 aout sur X. Une sortie qui n’a pas laissé indifférents des internautes guinéens (ou non) de tous bords, jusqu’à l’annonce officielle de son retour au pays ce 13 aout.

«Un bref moment de répit, entouré des miens, avant de reprendre pleinement le rythme de nos chantiers nationaux. La Guinée avance, ses institutions fonctionnent, et rien ne détourne notre détermination à conduire la Nation vers les objectifs que nous nous sommes fixés ensemble pour le bien-être de nos populations», a posté Mamadi Doumbouya. Rajoutant derrière un T-shirt flanqué des initiales du ‘Programme Simandou 2040’: «Je reste, où que je sois, au service exclusif de notre pays et de son peuple».
Deux choses retiennent l’attention autour de ces vacances présidentielles 2026. La première, c’est le contexte dans lequel Mamadi Doumbouya est reparti en vacances (après son séjour hors du pays avant la présidentielle de fin 2025). «Un congé annuel», a précisé la Présidence guinéenne. Le 03 aout 2026, jour du départ de Président guinéen, les personnalités majeures du pays sont venues lui souhaiter bon voyage. Cette pléiade de personnalités locales et étrangères est de nouveau convoquée pour son come-back officiel annoncé dans la soirée de ce 13 aout.
Une orchestration politique qui renvoie d’une part l’image d’une Présidence souhaitant être ‘clean’ autour des activités présidentielles. Et d’autre part qui sature le paysage politique local voire régional, tant les voyages présidentiels en Afrique occidentale sont souvent très discrets, en aller comme au retour.
Le second constat autour de ces vacances 2026 de la famille nucléaire de Mamadi Doumbouya, c’est que les Guinéens ont monté une veille ‘citoyenne’ et politique autour des faits et gestes de leur premier responsable. Des activistes ou contestataires du pouvoir de Mamadi Doumbouya depuis 2021 sont aussi passés par là. En scrutant de très près tous les détails des photos du couple présidentiel postées sur X. Ou encore en s’attardant sur une nouvelle maternité en vue de la Première Dame qu’elle-même ne souhaite pas cacher.
Commentaires au-delà de la Guinée autour de ces vacances présidentielles 2026
Diminué physiquement sur les images officielles (par rapport à sa grande forme au début de sa présidence en septembre 2021), Mamadi Doumbouya et ses congés annuels 2026 ont aussi suscité des commentaires au-delà de la Guinée. Notamment autour du choix quasi-permanent par les dirigeants africains de passer leurs vacances (souvent pas officielles) hors du continent africain. C’est un secret de Polichinelle qu’un grand nombre de dirigeants africains se soigne en Occident au détriment des hôpitaux publics ou privés du continent.
La publication des photos du dirigeant guinéen depuis la Grèce casse les codes en la matière, mais donne du grain à moudre à tous les internautes qui aiment critiquer la gouvernance présidentielle en Afrique. Activiste décriant à plein temps les relations entre la France et l’Afrique et proche des milieux russes, la Suisso-Camerounaise Nathalie Yamb n’a pas ainsi manqué de s’inviter dans les critiques du post de Mamadi Doumbouya sur X. Avec son lot d’humour noir.
Seul élément mais de taille quasi épargné par les commentaires et analyses autour de ces vacances 2026 de Mamadi Doumbouya, c’est la promotion que continue de faire le numéro un guinéen autour du ‘Programme Simandou 2040’, même durant sa période de repos.
Document de cadrage et de développement de l’Etat guinéen à l’horizon 2040, le ‘Programme Simandou’ ratisse large et propose une transformation structurelle de ce pays ouest-africain «qualifié de scandale géologique» depuis plusieurs décennies.
Le 06 aout 2026, l’Etat guinéen a annoncé, trois jours après le début des congés de Mamadi Doumbouya, qu’«une nouvelle étape a été franchie dans l’histoire minière de la Guinée avec la signature de la première Convention minière de ‘Nimba Mining Company (NMC SA)’, société dont le capital est détenu à 100% par l’État depuis sa création, le 4 août 2025».
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