Grosses leçons du ‘Sommet 2025 des Mouvements de Libération’ au Gauteng

Afriquinfos Editeur
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Grosses leçons du 'Sommet 2025 des Mouvements de Libération' au Gauteng
Les dirigeants des pays de la SADC et ex leaders de mouvements de libération lors du Sommet 2025 au Gauteng (DR, Masilela).

Gauteng (© 2025 Afriquinfos)- A l’initiative de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), il s’est tenu dans le Gauteng le «Sommet des Mouvements de Libération» 2025 qui a réuni six mouvements de libération d’Afrique australe. Il s’git de l’ANC d’Afrique du Sud, la Zanu-PF (Zimbabwe), le MPLA (Angola), la Swapo (Namibie), le Frelimo (Mozambique) et le CCM (Tanzanie). À ces assises, ces anciens mouvements ont réaffirmé leurs liens historiques de solidarité et se disent déterminés pour tracer de nouvelles voies de développement centré sur les populations, face aux menaces croissantes des forces contre-révolutionnaires.

Placée sous le thème «Défendre les acquis de la libération, promouvoir le développement socio-économique intégré, renforcer la solidarité pour une Afrique meilleure», le «Sommet des Mouvements de Libération 2025» abrité par l’Afrique du Sud, du 25 au 28 juillet, a été l’occasion pour les six mouvements de libération d’Afrique australe de réitérer leur fidélité à leurs principes fondateurs. Et de souligner que l’avenir de la prospérité africaine repose sur des mouvements révolutionnaires enracinés dans la volonté du peuple.

Les dirigeants de l’ANC d’Afrique du Sud, de la Zanu-PF (Zimbabwe), du MPLA (Angola), de la Swapo (Namibie), du Frelimo (Mozambique) et du CCM (Tanzanie), ont mené des délibérations visant à faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur la pertinence et la survie continues des partis dans un contexte de dynamique régionale et mondiale changeante.

Libération de l’Afrique

Les présidents Cyril Ramaphosa (Afrique du Sud), Emmerson Mnangagwa (Zimbabwe), Netumbo Nandi-Ndaitwah (Namibie), Daniel Chapo (Mozambique), João Lourenço (Angola, représenté par son adjoint, le camarade Mara Quiosa), et Samia Suluhu Hassan (représentée par l’ancien Premier ministre, le camarade Mizengo Pinda), ont d’une même voix, exhorté les mouvements de libération de l’Afrique australe à rester déterminés à défendre les acquis de l’indépendance et à tracer avec audace de nouvelles voies de développement centré sur le peuple face aux menaces croissantes des forces contre-révolutionnaires. Ils devront également définir un programme ambitieux et tourné vers l’avenir, centré sur l’autonomisation des jeunes, l’intégration économique et la prospérité du continent africain.

Les participants à ce sommet ont en outre, convenu de la nécessité d’un commerce intra-africain plus approfondi et d’une collaboration entre les mouvements de libération pour soutenir l’intégration régionale. S’exprimant à la clôture du sommet dimanche, le secrétaire de la Zanu-PF à l’information et à la publicité, le camarade Chris Mutsvangwa a indiqué que le « Sommet des Mouvements de Libération » était remarquable par son caractère tourné vers l’avenir, les dirigeants tournant leur attention vers l’intégration économique et le potentiel de transformation de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

«L’aspect le plus stimulant de cette conférence était son caractère tourné vers l’avenir. Les participants ne se sont pas contentés de réfléchir au passé ; nous avons tracé un avenir axé sur l’intégration économique et les opportunités que l’Union continentale libre africaine offrira aux jeunes Africains», a-t-il déclaré.

De nouvelles alliances

Chris Mutsvangwa qui s’est réjoui des nouvelles alliances et de sources d’investissement diversifiées au-delà des puissances occidentales traditionnelles, a souligné la nécessité d’investissements directs étrangers à grande échelle pour stimuler l’industrialisation, créer des emplois et élever les jeunes Africains, en liant cela aux idéaux des générations passées qui se sont battues pour la liberté et la prospérité.

«Une fois que nous aurons urbanisé, modernisé et créé des industries, les jeunes auront un emploi. Ils pourront alors s’identifier aux aspirations de la jeune génération des années 60 et 70, qui s’est battue pour l’indépendance en quête de prospérité. La seule façon de leur rendre hommage est d’assurer la prospérité», a déclaré Mutsvangwa.

Boniface T.