Gazoduc transsaharien TSGP: Ce que projette l’Algérie dans les semaines et mois à venir 

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Le Président Tebboune et les émissaires du Niger et du Nigeria après la réunion (DR)

Alger (© 2026 Afriquinfos)- Les travaux sur la portion algérienne du gazoduc transsaharien  (TSGP) vont bientôt démarrer. L’annonce a été faite ce mercredi 3 juin 2026, par le ministre d’État, Ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab, à l’issue de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien (TSGP). Cette décision marque l’entrée du projet dans une phase concrète, après plusieurs années de préparation technique et de coordination entre les pays concernés.

A l’issue des discussions ce mercredi, les trois pays concernés par le projet (le Nigeria, l’Algérie et le Nigeria), ont validé le rapport final de l’étude de faisabilité actualisée et décidé du démarrage pipeline.

Le gazoduc transsaharien s’étend sur environ 4 200 kilomètres entre le Nigeria et l’Algérie et l’annonce de ce mercredi consacre le démarrage effectif du tronçon situé en Algérie et transforme une perspective ancienne en réalisation sur le terrain.

Dans ses déclarations, Mohamed Arkab a insisté sur la portée stratégique de cette étape, en saluant les résultats de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien. Il a déclaré : «Nous sommes heureux des résultats importants qui ont couronné les travaux de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet de gazoduc transsaharien TSGP», avant d’ajouter : «Nous annonçons également le lancement des travaux de réalisation du tronçon algérien du gazoduc transsaharien qui aura un rôle pivot dans le transport du gaz naturel provenant du Nigeria via le Niger vers l’Algérie».

Sur le plan interne, cette infrastructure est présentée comme un levier de valorisation des ressources nationales en gaz naturel. Le raccordement de plusieurs bassins gaziers anciens et nouveaux au réseau de transport national est mis en avant, avec une priorité accordée au bassin d’Ahnet. Cette articulation doit renforcer les capacités de production et d’exportation de l’Algérie, tout en consolidant sa position de fournisseur énergétique fiable.

Dans le registre opérationnel, l’engagement algérien traduit une stratégie assumée. Les autorités cherchent à accélérer la mise en œuvre d’une infrastructure jugée centrale pour la sécurité énergétique du continent africain et pour la place de l’Afrique sur le marché international. Le projet est perçu comme un axe structurant des relations énergétiques entre l’Afrique et l’Europe.

Le gazoduc transsaharien vise à acheminer près de 30 milliards de mètres cubes de gaz vers l’Europe. Ce volume place l’infrastructure parmi les projets énergétiques les plus ambitieux reliant l’Afrique au marché européen. L’engagement technique et financier de l’Algérie renforce la crédibilité du projet auprès des partenaires extérieurs.

Un levier économique pour les trois pays

En Europe, cette crédibilité repose sur la stabilité des approvisionnements algériens. Elle est renforcée par des réalisations récentes dans le domaine des infrastructures, souvent citées comme indicateurs de capacité d’exécution. Cette dynamique conforte la position d’Alger comme acteur énergétique structuré dans un environnement international marqué par des incertitudes persistantes.

À travers ce lancement, le projet entre dans une phase où les engagements prennent une dimension concrète sur le terrain. Les autorités mettent en avant une logique de coopération régionale entre le Nigeria, le Niger et l’Algérie, avec une attention particulière portée à la continuité des travaux. Cette dynamique est présentée comme un facteur de stabilité énergétique et comme un levier de développement pour les infrastructures du continent.

Le projet constitue également un véritable levier d’intégration économique entre les trois pays partenaires. Il contribuera au développement des infrastructures énergétiques, à la création d’emplois et à la stimulation des investissements industriels liés au gaz, notamment dans les secteurs de la production d’électricité, des engrais et de la pétrochimie.

L’Algérie bénéficie, dans ce cadre, d’un avantage stratégique majeur grâce à son réseau de gazoducs déjà opérationnel et directement connecté à l’Europe, notamment via les gazoducs Transmed vers l’Italie et Medgaz vers l’Espagne. Cet atout confère au projet une rentabilité économique supérieure à celle des itinéraires concurrents.

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