Accueil Gabon Gabon/Fin du suspense électoral: «Lorsqu’au sortir d’une élection, des familles pleurent des morts, c’est une trahison de la démocratie», Ali Bongo

Gabon/Fin du suspense électoral: «Lorsqu’au sortir d’une élection, des familles pleurent des morts, c’est une trahison de la démocratie», Ali Bongo

Gabon/Fin du suspense électoral: «Lorsqu’au sortir d’une élection, des familles pleurent des morts, c’est une trahison de la démocratie», Ali Bongo

Libreville (© 2016 Afriquinfos) – La Cour constitutionnelle du Gabon a proclamé élu Ali Bongo Ondimba avec 50,66 % des voix, aux premières heures du samedi, aux environs de 00h50. Cependant, elle a rejeté  les recours déposés par l’opposition après la présidentielle du 27 août dernier.

La Commission électorale avait proclamé la victoire d’Ali Bongo avec 49,80% contre 48,23% pour son principal rival, pour un taux de participation évalué à 59,46 % à l’échelle nationale. Un écart ténu de près de 6.000 voix interprété par Jean Ping comme le résultat d’une fraude. Celui-ci avait alors déposé une requête auprès de la Cour constitutionnelle qui vient de la rejeter, proclamant du même coup Ali Bongo Ondimba vainqueur avec 50,66% des suffrages exprimés contre 47,24% pour son principal rival. Le taux de participation s’élèverait quant à lui à 57,35% dans l’ensemble !

Ali Bongo Ondimba s’est exprimé peu de temps après ce verdict judiciaire depuis le Palais présidentiel de Libreville, où un important dispositif sécuritaire était déployé. Après avoir déclaré qu’il avait entendu la diversité des projets qui s’étaient exprimés pendant la campagne, le président réélu pour un second septennat a tendu la main à ses opposants, les invitant à «travailler» avec lui.

«J’appelle tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux à l’élection du 27 août, à un dialogue politique», a-t-il déclaré. Avant de clore son discours par un «plus jamais ça», en parlant d’une campagne présidentielle extrêmement dure et violente. «Lorsqu’au sortir d’une élection des familles pleurent des morts, c’est une trahison de la démocratie», a-t-il souligné.

Calme précaire à Libreville actuellement

Depuis vendredi soir, les rues de Libreville sont désertes, de nombreux habitants redoutant de nouvelles violences si la cour validait la réélection du président sortant.

Jean Ping, ancien cacique du régime passé dans l’opposition, demandait notamment un recomptage des bulletins de vote dans la province du Haut-Ogooué. Dans ce fief familial de la famille Bongo, le président sortant avait obtenu, selon les résultats de la Commission électorale qui ont mis le feu aux poudres le 31 août, 95% des voix pour 99% de participation, lui garantissant au plan national une avance de quelque 5.000 voix sur Jean Ping, sur une population électorale de moins de 700 mille électeurs. Ali Bongo Ondimba avait été élu une première fois en 2009 à la mort de son père, Omar Bongo Ondimba, resté au pouvoir pendant près de 42 ans.

BELLA EDITH